le jihad

 

Le djihad
Le djihad est “l’effort dans le sentier d’Allah”, c’est un acte de piété et un devoir.  Dans les nombreux versets du coran qui traitent ce sujet, le djihad est toujours un combat guerrier, jamais un combat spirituel.
Nous avons écrit dans le psautier [les psaumes], après le rappel : oui, ils hériteront de la terre, mes serviteurs, gens de bien. (21 :105)  cette affirmation  est lourde de conséquence, elle justifie le jihad pour soumettre la terre, au nom de dieu, et Omar transmet ces mots du prophète : J’ai reçu l’ordre de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils disent : « point de divinité excepté Allah » Celui qui dit : « point de divinité excepté Allah » préserve de mon atteinte ses biens et sa personne. (Muslim – I, 200)
Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah : ils tuent, et ils se font tuer. C’est une promesse authentique qu’Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l’évangile et le Coran (9 :111).
Le Jihad, grand ou interne, représente les luttes, les efforts que doit faire une âme face aux démons, c’est la reprise du thème biblique : la foi sans œuvres est morte (Jacques 2 : 14). Le Jihad, petit ou externe, sont les combats que le croyant doit faire vis-à-vis des mécréants, les koufars. Mais cette distinction  récente n’est basée sur aucun verset du coran, ni aucun hadith, elle relève de la takkia.
Le djihad est bien sûr le djihad fisabilillah (« djihad sur le sentier d’Allah »). Ce combat sur le sentier d’Allah est cité 60 fois dans le Coran, et il y est bien question de luttes, de combats et de tuer, et c’est un devoir religieux en raison de l’universalisme de la mission musulmane et de l’obligation de convertir le monde à l’islam par la persuasion ou par la force ([1]). Le serment d’allégeance de la «Muslim Student’s Association of America»  proclame : “Allah est mon Seigneur. L’islam est ma vie. Le coran est mon guide. La sunna est ma pratique. Le jihad est mon esprit. La justice est mon principe et le paradis mon but. J’ordonne le juste, j’interdis le mal. Je combattrais contre l’oppression et je mourrais pour établir l’islam. »
Des pans entiers du coran sont rédigés pour entrainer les hommes au combat, et tous les moyens sont employés: terreur du jugement dernier et de l’enfer, offre de butin, faveur divine, … « Certes, vous avez eu un bel exemple en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d’Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu’à ce que vous croyiez en Allah, seul» (60:4) Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés. (9 :29  ) Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts. (8 :12  ) ([2]).
Lors de la quatrième conférence de l’Académie des recherches islamiques à l’université al Azhar au Caire en 1968, les théologiens musulmans sunnites concluent que : « Le djihad ne terminera jamais, il durera jusqu’au jour de la résurrection, quand ses buts seront atteints, par le rejet de l’agression et la reddition de l’ennemi (…) Le djihad a renforcé la religion et augmenté le nombre de fidèles d’Allah (…) Pour ceux qui sont loin, le jihad est un devoir par procuration. Les différents moyens de soutenir et consolider les combattants du jihad, tels l’apport financier, l’usage de la langue et de  la plume, le recours aux tactiques politiques, font partie du combat. Le djihad a été légiféré pour devenir un moyen de propagation de l’islam. En conséquence, les non-musulmans doivent venir à l’islam soit de leur plein gré, soit par la force. La guerre est à la base des relations entre les musulmans et leurs adversaires, à moins qu’il y ait une raison valable pour faire la paix, par exemple l’adoption de l’islam par l’adversaire ou un traité de paix mutuel. Mais les musulmans sont libres de rompre leur pacte avec leurs ennemis s’ils suspectent ceux-ci de vouloir les trahir.
Dans son recueil de lois «  Reliance of the Traveller», l’école sunnite Shafi’ite affirme : Le calife lutte contre les juifs, les chrétiens et les zoroastres et la guerre se poursuit jusqu’à ce qu’ils deviennent musulmans ou versent l’impôt des non-musulmans. … Le calife combat les autres peuples jusqu’à ce qu’ils deviennent musulmans.

Le nouveau président iranien, Hassan Rohani, un « modéré » succédant à Mahmoud Ahmadinejab, qui voulait rayer Israël de la carte, déclare : «Dans notre région, une blessure a été créée depuis des années dans le corps du monde islamique sous l’ombre de l’occupation de la terre sacrée de Palestine et de notre cher Qods (Jérusalem) par Israël ». Problème, il n’y a pas de lettre P en arabe ! donc, il faudra trouver un autre nom pour la Palestine arabe éternelle lorsque Jérusalem sera judenfrei et siège du califat restauré ([3]).


Quand a été fondé l’état de Palestine, par qui ?
Quels en ont été les personnages les plus connus ?
Quelle en était la monnaie ?
Quelles était la langue et la religion des habitants ?

Pourquoi Jérusalem et la Palestine ne sont jamais cités dans le coran ?
Puisque cet état n’existe plus, qu’est ce qui a causé son déclin et sa fin ?

D’après les hadiths de Sijistani, Mohamed a prédit que « Cette communauté se divisera en 73 sectes, 72 d’entre-elles iront en enfer et une seule ira au Paradis et ce sera la majorité. »  (Sunan abu-Dawud, vol. 3, no. 4580.) et le savant Dr. Fadl (Sayyed Imam al-Sharif) explique à propos de cette seule secte sauvée (at-Ta’ifa al-Mansura) « Le devoir le plus important de…[la Secte Sauvée] de notre époque, c’est d’engager le jihad contre les régnants apostats qui ont modifié la loi d’Allah, et qui gouvernent les musulmans avec des lois hérétiques d’origine humaine…. les salafistes-jihadistes sont at-Ta’ifa al-Mansura : ils ont promis la victoire contre leurs ennemis et les ennemis de l’islam. », et en effet « il y a ceux qui ordonnent le bien et qui interdisent le mal » [al-Wala wal-Bara] et qui croient avoir le droit divin de juger le niveau d’observance des autres, mauvais musulmans (takfir) ou mécréants, qu’il convient de combattre.

Tarek Oubrou explique dans une de ses conférences sur le fondateur des frères musulmans que « La première règle [d’Hassan al Banna] parle d’un Islam global qui touche à tous les domaines de la vie. C’est une organisation, c’est un ordre des choses qui touchent à tous les phénomènes et les champs de la vie. […] L’islam comme le veut le Coran, c’est un état, c’est un pays, dans le sens géographique, c’est à dire qu’il regroupe toute la communauté dans une géographie, il n’y a pas de frontières par conséquence. La frontière entre deux pays musulmans est une hérésie méprisable par l’Islam. Les Frères Musulmans ne reconnaissent pas les frontières entre les peuples musulmans. Ils reconnaissent une communauté qui doit être réunie autour d’un Califat qui a ses représentants dans ces différents pays ( Wilaya ). C’est un gouvernement car la politique est un élément, une partie de l’Islam. Le prophète  (saw) était un chef d’état, il avait des rapports avec  les juifs, avec les chrétiens, avec les autres commuautés, il représentait une communauté. Il dirige la vie par la religion. Il dirige les relation entre les hommes par la religion, quand on dit  la religion  c’est pas dans le sens ecclesiastique ni judaique du terme. La religion en islam a une toute autre signification, c’est une manière de vivre, c’est une conception des choses, c’est un mode de vie selon la volonté d’Allah. (…) Il ne faut pas se tromper d’objectif, c’est Allah qu’on cherche, c’est parceque Allah nous a demandé de construire des individus musulmans, des familles musulmanes, des sociétés musulmanes des états islamiques, un califat islamique qui réunit les états islamiques, c’est parceque Allah nous a demandé de faire cela qu’on le fait, notre but qu’on ne doit pas perdre de vue, c’est Allah. »

Et quel plus bel objectif que de conquérir le monde pour y établir le royaume de dieu, sachant que tous les moyens employés plaisent à dieu et assurent une place dans son paradis ? comme le rappelle la devise des Frères musulmans : « Allah est notre but, le prophète notre chef, le coran notre constitution, le djihad notre voie, le martyre notre plus grande espérance. »

Cette idéologie guerrière décuple l’énergie des combattants, et les vaincus, terrorisés par les châtiments de la charia se tiennent soumis, tremblant comme des moutons. Les grands conquérants en ont été fascinés, les mongols l’ont adopté dès qu’ils ont compris son efficacité ; En Egypte, Napoléon lui-même s’est rêvé conquérant Constantinople et revenant en Europe enturbanné, au nom d’Allah.

Evolution de la novlangue :
Encyclopédie Larousse en 10 volumes de 1961, volume 4 page 152. « Guerre sainte que tous les musulmans doivent faire sans cesse contre les infidèles »
le Robert de 1991 page 310 : guerre sainte menée pour propager ou pour défendre l’islam.
Dictionnaire Hachette encyclopédique de 2000 page 566 : mot arabe désignant une démarche individuelle de recherche de la perfection ou une démarche collective pour étendre l’islam par la force (sens proche de guerre sainte).le Larousse 2017 : Effort sur soi-même que tout musulman doit accomplir contre ses passions. (Il est considéré par le prophète Muhammad comme le « djihad majeur »)
Combat pour défendre le domaine de l’islam. (Il est qualifié de « djihad mineur »)
Nathan 5ème 2018 : « Effort permanent que doit faire tout musulman afin de se purifier. Egalement droit de combattre contre l’occupant. »

Suite : Modérés et djihadistes
Précédent : versets abrogés et abrogeants

[1] http://www.asraralislam.ch/Les%20secrets%20de%20l’islam/ils_sont_des_leurs.html

[2] Ce n’est pas très clair, mais la Sirah d’ibn icha éclaire la chose : « M’entendez vous oh gens de Qoreich, par celui qui tiens mon âme en sa main, je suis venu avec l’égorgement ». Et cette histoire absurde de doigts est surement aussi une mauvaise traduction, s’agit-il de couper les mains ou de supplicier les prisonniers ?

[3] C’est Hérodote, au Vème siècle av. JC, qui inventa le néologisme basé sur le mot philistin (les envahisseurs crétois de la bande cotière) puis en 135, en signe de repression, l’empereur Hadrien renomma la Judée, pays d’Israel en Palestine et Jérusalem en Aelia. Pour l’origine du mot Palestine et sa récupération récente par le monde arabe voir http://davidbelhassen.blogspot.fr/2015/10/pour-en-finir-avec-lusage-du-terme.html

Et pour suivre l’histoire de la présence millénaire des juifs au pays d’Israel, la Judée (la « Palestine »)
https://leblogdeshebreux.blogspot.fr/2017/12/jerusalem-premier-volet-nombril-de-dieu.html
https://davidbelhassen.blogspot.fr/2017/12/jerusalem-second-volet-memoire-et-trou.html
https://davidbelhassen.blogspot.fr/2016/12/comment-sest-forme-le-peuple-disrael.html
http://www.dreuz.info/2013/09/israel-hier-aujourdhui-demain
http://www.dreuz.info/2017/07/05/quand-mediapart-reconnaissait-que-la-cause-palestinienne-est-une-invention-historique/
http://www.europe-israel.org/2013/08/le-jour-ou-les-arabes-sont-devenus-palestiniens/

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