djihad actuel

L’ayatollah Khomeini – 1942, « L’islam n’est pas une religion de pacifistes » Il y déclare en substance :

«L’islam impose à tout homme adulte, dans la mesure où il n’est pas handicapé ou invalide, de se préparer à la conquête des nations, afin que les commandements de l’islam soient partout obéis. […] Ceux qui étudient le djihad comprendront que l’islam veut conquérir le monde entier. Tous les pays conquis par l’islam, ou qui le seront dans le futur, seront marqués du salut éternel. Car ils vivront selon [la loi d’Allah, la charia] (…). Ceux qui ne connaissent rien à l’islam prétendent que l’islam se prononce contre la guerre. Ceux [qui disent cela] ont perdu l’esprit. L’islam dit : tuez les infidèles exactement comme ils vous tueraient tous ! Cela voudrait-il dire que les musulmans devraient rester les bras croisés à attendre que [les infidèles] ne les détruisent ? L’islam dit : tuez les [les non-musulmans], soumettez les par l’épée et dispersez [leurs armées]. Cela-veut-il donc dire qu’il faut rester les bras croisés jusqu’à ce que [les non musulmans] nous dominent ? L’islam dit : tuez au nom d’Allah ceux qui veulent vous tuer ! Est-ce que cela veut-il dire qu’il faudrait que nous nous rendions [à l’ennemi] ? L’islam dit : tout ce qu’il peut y avoir de bon ici n’existe que grâce à l’épée, et à la menace de l’épée ! On ne peut forcer personne à obéir sans l’épée ! L’épée est la clé qui ouvre la porte du paradis, une porte qui ne peut s’ouvrir que pour les guerriers saints ! Il y a des centaines d’autres psaumes [du coran] et de hadiths [les dires du prophète] qui pressent les musulmans de tenir la guerre en estime, et de combattre. Est-ce que cela voudrait alors dire que l’islam est une religion qui défend aux hommes de mener la guerre ? Je crache sur les âmes folles qui affirment cela.”

 

Ayatollah Ruhollah Khomeyni, Discours à l’école théologique de Feyziyeh [24 août 1979]

« L’islam a grandi dans le sang. Les grandes religions des précédents prophètes et la capitale religion de l’islam, tout en brandissant d’une main les livres saints pour guider le peuple, brandissent des armes dans l’autre. Abraham (…) tenait d’une main les livres des prophètes, et dans l’autre, une hache pour écraser les infidèles. Moïse, l’interlocuteur de Dieu (…) tenait dans une main le Pentateuque et dans l’autre une lance, qui fit mordre aux Pharaons la poussière de l’ignominie, une lance qui avalait les traîtres, tel un dragon. Le grand prophète de l’islam tenait dans une main le Coran et dans l’autre une épée ; une épée pour écraser les traîtres et le Coran pour guider le peuple. Ceux qui pouvaient être guidés l’étaient par le Coran, qui les menait, mais ceux qui ne pouvaient être guidés et complotaient, l’épée s’abattait sur eux.

Nous avons été prodigues de notre sang et eu de nombreux martyrs. L’islam a donné du sang et des martyrs. Nous n’avons pas peur de donner des martyrs (…) Quoi que nous donnions pour l’islam est insuffisant. Nos vies ne valent rien. Laissez ceux qui voudraient nous voir malades croire que nos jeunes ont peur de la mort ou du martyre. Le martyre est un héritage qui nous vient des prophètes. Ceux qui craignent la mort sont ceux qui pensent qu’après la mort, vient le néant. Nous, qui considérons la vie après la mort comme bien plus sublime que celle-ci, que pouvons-nous craindre ? Seuls les traîtres ont peur. Les serviteurs de Dieu n’ont pas peur. Notre armée, notre gendarmerie, nos gardiens n’ont pas peur. Les gardiens qui ont été tués (…) ont atteint la vie éternelle (…).

Ces gens qui veulent la liberté, qui veulent que nos jeunes soient libres, écrivent avec effusion sur la liberté de nos jeunes. Quelle liberté désirent-ils ? (…). Ils veulent que des casinos soient ouverts, que des bars soient ouverts, que les lieux de débauche soient ouverts, que les drogués à l’héroïne soient libres, que les fumeurs d’opium soient libres. Ils veulent que les mers [référence aux bains mixtes] soient ouvertes pour tous les jeunes. Nos jeunes doivent être libres de faire ce qu’ils veulent. De se livrer à toutes les formes de prostitution qu’ils désirent. C’est ce que veut l’Occident. Leur but est d’émasculer notre jeunesse, qui pourrait se lever contre eux. Nous voulons que notre jeunesse quitte les bars et rejoigne les champs de bataille.

Nous voulons sortir nos jeunes de ces [salles de cinéma] qui ont été créées pour les corrompre, et les prendre par la main pour les placer en des endroits où ils peuvent servir la nation. Cette liberté que ces gens désirent est la liberté dictée par les puissants, et soit nos écrivains ne le savent pas, soit ce sont des traîtres (…). »

Cité par Gérard Chaliand, Arnaud blin dans Histoire du terrorisme. De l’Antiquité à Al Qaida

 ayatollah Khomeiny 12-12-1984 – anniversaire de la naissance de Mohamed

La guerre est une bénédiction pour le monde et pour toutes les nations. C’est Allah qui incite les hommes à se battre et à tuer. Le Coran dit: « Combattez jusqu’à ce que toute corruption et rébellion cessent. » Les guerres conduites par le Prophète contre les infidèles étaient un bienfait pour l’humanité tout entière. Imaginez que nous gagnions prochainement la guerre. Ce ne sera pas suffisant tant que la corruption et la résistance à l’Islam existeront sur la terre. Le Coran dit: « La guerre, la guerre, jusqu’à la victoire. » Une religion d’où la guerre est absente est une religion incomplète. Si on avait donné le temps de vivre à Sa Sainteté Jésus — salut soit sur lui —, il aurait agi comme Moïse et aurait brandi le glaive Ceux qui croient que Jésus ne s’intéressait pas à la guerre ne voient en lui qu’un simple prédicateur, et non un prophète. Un prophète a tous les pouvoirs. Par la guerre, il purifie la terre. Les mollahs de cour corrompus qui affirment que tout cela est contraire à l’enseignement du Coran sont indignes de l’Islam. Grâce à Allah, actuellement nos jeunes gens s’appliquent, dans les limites de leurs moyens à mettre en œuvre les commandements d’Allah. Prions le Tout-Puissant qu’il leur donne la victoire. Ils savent que tuer l’incroyant est l’une des plus grandes missions de l’homme… »

proclamation à la Mecque du roi Fayçal d’Arabie Saoudite en 1965 : « Vous avez été appelé à dresser le drapeau du jihad dans la voie de Dieu. Le jihad n’est pas seulement le fait de prendre un fusil ou lever le sabre. Le jihad est de s’inspirer du livre de Dieu et de l’exemple du prophète… »

 

quatrième conférence de l’Académie des recherches islamiquesà l’université al Azhar au Caire en 1968, les théologiens musulmans sunnites concluent que : « Le djihad ne terminera jamais, il durera jusqu’au jour de la résurrection, quand ses buts seront atteints, par le rejet de l’agression et la reddition de l’ennemi (…) Le djihad a renforcé la religion et augmenté le nombre de fidèles d’Allah (…) Pour ceux qui sont loin, le jihad est un devoir par procuration. Les différents moyens de soutenir et consolider les combattants du jihad, tels l’apport financier, l’usage de la langue et de  la plume, le recours aux tactiques politiques, font partie du combat. Le djihad a été légiféré pour devenir un moyen de propagation de l’islam. En conséquence, les non-musulmans doivent venir à l’islam soit de leur plein gré, soit par la force. La guerre est à la base des relations entre les musulmans et leurs adversaires, à moins qu’il y ait une raison valable pour faire la paix, par exemple l’adoption de l’islam par l’adversaire ou un traité de paix mutuel. Mais les musulmans sont libres de rompre leur pacte avec leurs ennemis s’ils suspectent ceux-ci de vouloir les trahir.

 

Alija Izetbegovic, président musulman de la Bosnie-Herzégovine – 1970 :

« L’islam est une ambition philosophique que l’homme vive en même temps la vie interne et extérieure, la vie morale et sociale, la vie spirituelle et matérielle […]. Cet aspect de l’islam comporte le principe de l’ordre islamique, voire l’unité de la religion et de la politique, mais il conduit aussi à d’autres conséquences d’une importance primordiale, dont en premier lieu, l’impossibilité de confondre l’ordre islamique avec les systèmes non-islamiques. Il n’est en effet pas possible qu’une paix ou qu’une coexistence ait lieu entre la  religion islamique et les institutions sociales et politiques non-islamiques. Le soutien qu’un peuple musulman apporte effectivement à un régime en place est directement proportionnel au caractère islamique de ce dernier. La renaissance islamique ne peu commencer sans une révolution religieuse, mais elle ne peut se poursuivre et être menée à bien sans révolution politique. Notre première tache doit être de gagner non le pouvoir mais les hommes. Nous devons être des prêcheurs avant d’être des soldats. Le mouvement islamique doit prendre le pouvoir dès qu’il est en situation morale et numérique suffisante pour lui permettre de renverser le gouvernement non islamique […]  L’islam se réserve en exclusivité le droit de discipliner ses contrées, sans qu’aucune autre doctrine étrangère ne lui partage ce droit. Il n’y a pas de principe de laïcité, et l’état doit être pour les musulmans l’expression scrupuleuse et la colonne des conceptions morales de la religion. »

publication à Sarajevo de la Déclaration Islamique d’ Alija Izetbegoviç en 1970 : « notre but: l’islamisation des musulmans. notre devise: croire et combattre ». « Il ne peut pas y avoir de paix ou de coexistence entre la foi islamique et les institutions sociales et politiques non-islamiques »

Déclaration islamique d’Alija Izetbegovic

 « L’ordre islamique a deux éléments fondamentaux : une société islamique, et une autorité islamique. Le premier est son essence, et le second la forme de l’ordre islamique. Une société islamique sans pouvoir islamique est incomplète et faible. Le pouvoir islamique sans la société islamique est soit une utopie, soit la violence.

Un musulman n’existe généralement pas en tant qu’individu. S’il souhaite vivre et survivre en tant que musulman, il doit créer un environnement, une communauté, un ordre. Il doit changer le monde, ou être changé lui-même [par le monde].

Il ne peut pas y avoir de paix et de coexistence entre la « foi islamique » et les sociétés et institutions politiques non islamiques. L’Islam exclut explicitement le droit et la possibilité de suivre toute activité idéologique étrangère à ses propres règles.

Le mouvement islamique devrait et doit prendre le pouvoir dès qu’il est moralement et numériquement assez fort pour non seulement renverser le pouvoir non-islamique existant, mais aussi pour construire une nouvelle autorité islamique. »

Hari Boumedienne, président algérien – discours à l’ONU 1974

Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour faire irruption dans l’hémisphère nord, et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils. C’est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire.

Sayyid Abul Ala Maududi (1903 – 1979)  – Jihad in Islam, Beirut, The Holy Koran Publishing House, pp. 6 et 22

L’islam cherche à détruire tous les états et les gouvernements opposés à l’idéologie et au programme de l’islam où qu’ils soient sur terre. (…) Le but de l’islam est d’instaurer un état fondé sur son propre programme et sa propre idéologie. (…) L’objectif du jihad islamique consiste à éliminer les systèmes non-islamiques et à les remplacer par un système islamique de gouvernement. L’islam n’entend pas limiter cette révolution à un seul état ou à quelques pays; le but de l’islam c’est de provoquer une révolution universelle.

Oussama ben Laden, Déclaration, 1996

Aujourd’hui a commencé le jihad au nom de Dieu afin d’expulser l’ennemi [les troupes américaines stationnées en Arabie Saoudite] qui occupe la terre des deux Lieux saints. En raison du déséquilibre entre nos forces armées et celles de l’ennemi, nous devons adopter le moyen le plus approprié, c’est-à-dire le recours à des unités légères et rapides agissant dans le plus grand secret. J’ai un message très important à transmettre aux jeunes de l’islam en cette époque difficile. Les jeunes – que Dieu les protège – ont brandi l’étendard du jihad contre l’alliance américano-israélienne qui occupe les Lieux saints de l’islam. Ils sont les meilleurs descendants des plus grands de nos ancêtres. Nos jeunes croient au paradis après la mort. Ils savent que s’ils luttent contre vous, les États-Unis, leur récompense sera le double de ce qu’elle serait s’ils luttaient contre un ennemi autre que les peuples du livre [les juifs et les chrétiens]. Leur seul but est d’aller au paradis en vous tuant. Un infidèle, un ennemi de Dieu tel que vous, ne peut pas se retrouver dans le même enfer que l’homme pieux qui l’exécute. Lorsqu’on les menace en disant : « Les tyrans vous tueront », ils répondent : « Ma mort est une victoire. Je n’ai pas trahi le roi, mais lui a trahi notre foi en laissant entrer dans le saint pays l’espèce humaine la plus abjecte. » Depuis plus de dix ans, nos jeunes portent des armes sur leurs épaules en Afghanistan et jurent à Dieu qu’ils continueront, aussi longtemps qu’ils vivront, à porter les armes contre vous jusqu’à ce que – si Dieu le veut – vous soyez expulsés, vaincus et humiliés. Ces jeunes sont différents de vos soldats. Votre problème sera de convaincre vos troupes de combattre, alors que notre problème sera de retenir nos jeunes et de les faire patienter jusqu’à ce que vienne leur tour de se lancer dans le combat et d’accomplir leur mission. Ces jeunes sont dignes de louanges. Nos jeunes savent que seuls le jihad et les explosions pourront effacer l’humiliation endurée par les musulmans depuis l’occupation de leurs Lieux saints. Ils savent que celui qui n’est pas tué mourra de toute façon, et que la mort la plus honorable est d’être tué en combattant dans la voie de Dieu.

Oussama ben Laden, Déclaration, 1996, cité par Gérard Chaliand, Arnaud blin dans Histoire du terrorisme. De l’Antiquité à Al Qaida

Front islamique mondial – 1998

La péninsule arabique [L’Arabie Saoudite], depuis que Dieu l’a faite plate, a créé son désert et l’a entouré de mers, n’a jamais été prise d’assaut par des forces comme les armées croisées, qui s’y répandent telles des sauterelles, mangeant ses richesses et détruisant ses plantations. Cela se produit à une époque où des nations attaquent les musulmans comme des individus se disputant un plat de nourriture. À la lumière de cette situation grave et du manque de soutien, nous sommes obligés de discuter de ces événements et devons nous accorder pour régler le problème. Personne ne conteste aujourd’hui ces faits connus de tous. Nous en dressons la liste afin de les rappeler à tous :

Premièrement, les États-Unis occupent depuis plus de sept ans la terre de l’islam en son lieu le plus sacré, la péninsule arabique, pillant ses richesses, dictant leur conduite à ses souverains, humiliant son peuple, terrorisant ses voisins et transformant ses bases dans la péninsule en fer de lance pour combattre les peuples musulmans des environs. Si certaines personnes ont pu contester l’existence de cette occupation, tous les habitants de la péninsule en sont aujourd’hui conscients. Preuve en sont les continuelles agressions américaines contre le peuple irakien à partir de ces bases dans la péninsule, qui se font à l’encontre de la volonté de ses souverains, qui ne peuvent les empêcher.

Deuxièmement, malgré les immenses dégâts causés sur le peuple irakien par l’alliance des croisés et des sionistes, et malgré le grand nombre de morts, qui dépasse le million (…) malgré cela, les Américains perpétuent leur embargo, imposé après leur guerre féroce, cause de fragmentation et de dévastation. Ils sont ici pour annihiler ce qui reste de ce peuple et pour humilier ses voisins musulmans.

Troisièmement, si les véritables buts américains derrière ces guerres sont économiques et religieux, leur but est également de servir le minuscule État juif et de détourner l’attention de l’occupation de Jérusalem et du meurtre des musulmans qui s’y produit. Preuve en est leur impatience à vouloir réduire l’Irak, l’Arabie Saoudite, l’Égypte et le Soudan à des États fantoches et, à travers leur démantèlement et leur affaiblissement, assurer la survie d’Israël et la poursuite de la brutale occupation de la péninsule par les croisés.

Tous ces crimes et ces péchés commis par les Américains sont une déclaration de guerre ouverte à Dieu, à son messager et aux musulmans. L’Ulama a toujours considéré, au cours de l’histoire de l’islam, que le jihad est un devoir individuel lorsque l’ennemi détruit les pays musulmans. Cela a été révélé par l’imam Ben Qamada dans l’al-Mughni, l’imam Al-Kisa’i dans l’al-Bada’i, par Al-Qurbuti dans son interprétation et par le cheikh de l’Al-Islam dans ses livres, où il écrit : « Le combat pour repousser l’ennemi a pour but la défense de la sainteté et de la religion et c’est un devoir tel que défini par l’Ulama. Rien n’est plus sacré que la croyance et que de repousser un ennemi qui s’attaque à la religion et à la vie. » Sur cette base, et conformément à la volonté de Dieu, nous lançons la fatwa suivante à tous les musulmans :

Tuer les Américains et leurs alliés, civils et militaires, est un devoir individuel pour chaque musulman qui peut le faire dans tous les pays où cela est possible, afin de libérer la mosquée d’Al-Aqsa et la sainte mosquée de La Mecque de leur emprise et pour obliger leurs armées à quitter la terre sainte de l’islam, vaincues et incapables de menacer un musulman. Cela est conforme à la volonté du Dieu tout-puissant : « Combats les païens dans leur ensemble comme ils te combattent dans leur ensemble » et « combats-les jusqu’à ce que le tumulte et l’oppression cessent et que règnent la justice et la foi en Dieu ».

Cela s’ajoute aux paroles du Dieu tout-puissant : « Pourquoi ne te battrais-tu pas pour la cause de Dieu et pour ceux qui, faibles, sont maltraités et oppressés ? Les femmes et les enfants qui crient “notre Seigneur, sors-nous de cette ville, ces gens sont des oppresseurs ; et lève-Toi pour nous, Toi le miséricordieux !“ » Nous, avec l’aide de Dieu, appelons tous les musulmans croyant en Dieu et voulant être récompensés pour avoir obéi à l’ordre de Dieu, à tuer les Américains et à piller leurs richesses, en tout endroit et à tout instant. »

Front islamique mondial, Déclaration : le jihad contre les juifs et les croisés [23 février 1998], cité dans Gérard Chaliand, Arnaud blin (dir.), Histoire du terrorisme. De l’Antiquité à Al Qaida, Paris, Bayard, 2004, pp. 577-578

Mohamed Sayyed Tantawi, recteur de l’université islamique Al-Azhar, 8 avril 1997, préconise les attaques suicides.

Que peut faire un homme quand l’injustice grandit et qu’il ne trouve personne pour l’en protéger ? Il est alors contraint à la légitime défense de son âme, de son honneur et de sa terre [… Je n’ai] pas d’autre choix que d’implorer nos frères en Palestine de se défendre, de défendre leurs droits, leur terre et leur honneur. Je leur dis : « Défendez-les avec tous les moyens jugés légitimes par l’islam et une éthique noble sans agresser ni faire de tort à quiconque. »

Les lois divines désapprouvent le meurtre des enfants, des personnes âgées et des citoyens paisibles, mais ceux qui commettent des attaques suicides sont dans un état de légitime défense face à ceux qui ne montrent pas de pitié envers les personnes âgées, les enfants et les femmes (…). Ceux qui qualifient ces actes de haram [contraires à la charia] devraient se demander ce qui les motive.

Pourquoi des jeunes gens devraient-ils se sacrifier ? Qu’attendre d’autre des Palestiniens lorsque le Premier ministre israélien ne cesse de répéter que Jérusalem est la capitale éternelle d’Israël, ce qu’aucun raisonnement ni aucune religion ne peut accepter ? L’injustice nourrit les explosions et une personne à qui l’on fait du tort peut se sacrifier. Les personnes honorables préfèrent mourir plutôt que de vivre dans l’humiliation (…).

Je dis aux Israéliens : vous êtes responsables de ce qui arrive. Lorsque les terres sont volées et que l’injustice augmente, la furie se répand et les explosions se produisent pour y faire face. Je vois des rabbins juifs pousser à l’injustice. Dois-je pour autant rester silencieux ? Je dis aux Palestiniens : défendez-vous par tous les moyens. Je dis aux rabbins juifs : dites la vérité et exigez de votre gouvernement qu’il soit plus juste et s’abstienne de tout racisme et de toute bigoterie. Les religions ont été révélées par Dieu pour le bonheur de l’humanité. Elles prêchent la paix, le droit à la sécurité et le maintien des droits de ceux qui le méritent. Elles abhorrent l’injustice, le terrorisme et la destruction de vies. »

Cheikh Mohamed Sayyed Tantawi [recteur de l’université islamique Al-Azhar], Les attentats suicides sont de la légitime défense [8 avril 1997] cité par Gérard Chaliand, Arnaud blin dans Histoire du terrorisme. De l’Antiquité à Al Qaida

Recep Erdogan, premier ministre turc – 6-12-97

Nous vous conquerrons par vos valeurs démocratiques, nous vous dominerons par nos valeurs musulmanes.

On ne peut pas être musulman et laïque à la fois.

Nos minarets sont nos baïonnettes, nos coupoles nos casques, nos mosquées nos casernes et les croyants nos soldats

2007.

L’expression ‘islam modéré’ est laide et offensante, il n’y a pas d’islam modéré. Il y a l’islam tout court, c’est l’islam du coran

Paris, avril 2010

Personne ne peut vous demander d’être assimilés. Pour moi, le fait de demander l’assimilation est un crime contre l’humanité

Comme c’est le cas pour le sionisme, l’antisémitisme et le fascisme, il devient maintenant inévitable de considérer l’islamophobie comme un crime contre l’Humanité

Erdogan à un meeting électoral à Eskişehir en Turquie – mars 2017 : Là où vous habitez et travaillez, c’est votre patrie. Envoyez vos enfants dans les meilleures écoles. Faites que votre famille habite dans les meilleurs quartiers. Roulez dans les meilleures voitures. Habitez dans les plus belles maisons », mais, par-dessus tout, conclut-il, et « afin d’influer et de peser sur les sociétés d’accueil, n’ayez pas trois mais cinq enfants .

Et quelques jours plus tard il précise :

Demain, aucun européen, aucun occidental, ne pourra plus faire un pas en sécurité, avec sérénité dans la rue, nulle part dans le monde.

Amar Lasfar, imam de la mosquée de Lille

Dans l’islam la notion de citoyenneté n’existe pas, mais celle de communauté est très importante, car reconnaître une communauté, c’est reconnaître les lois qui la régissent. Nous travaillons à ce que la notion de communauté soit reconnue par la République. Alors, nous pourrons constituer une communauté islamique, appuyée sur les lois que nous avons en commun avec la République, et ensuite appliquer nos propres lois à notre communauté » (Amar Lasfar cité dans « La cité mode d’emploi », Homme et migrations n° 1218, mars-avril 1999 p.55)

L’Assimilation suppose pour les populations islamiques se fondre à terme dans la population. Ceci est exclu car cela signifie l’abandon de la loi islamique […] Il n’y aura pas de dérogation à cette règle ». Amar Lasfar, conférence à l’Alliance régionale du Nord, 9 octobre 1997

Hassan II, cité par Bat yeor

La signification du djihad pour l’Islam ne réside pas dans des croisades ni dans des guerres religieuses. Ce sont plutôt l’action stratégique, politique et militaire, ainsi que la guerre psychologique, qui, si elles sont utilisées par la Oumma islamique [la communauté mondiale islamique], nous donneront la victoire sur l’ennemi.

Dans le recueil de lois «  Reliance of the Traveller», l’école sunnite Shafi’ite affirme :

Le calife lutte contre les juifs, les chrétiens et les zoroastres et la guerre se poursuit jusqu’à ce qu’ils deviennent musulmans ou versent l’impôt des non-musulmans. … Le calife combat les autres peuples jusqu’à ce qu’ils deviennent musulmans.

 

Ayman al-Zawahiri – 2001

De même que la victoire des armées n’est effective que lorsque l’infanterie occupe le terrain, de même la victoire du mouvement islamique du jihad contre la coalition universelle ne sera réelle que par la possession d’une base islamique au sein du monde musulman, et tous les moyens (…) pour mobiliser l’oumma et l’enrôler resteront vains tant qu’un califat ne sera pas créé au sein du monde musulman.

Nour al-Din et Saladin (que Dieu les garde !) ont mené des dizaines de batailles afin que Nour al-Din puisse débarrasser Damas des hypocrites puis unifier la Syrie sous sa direction. Ensuite, il envoya en Égypte Saladin, qui mena bataille sur bataille afin de soumettre l’Égypte ; une fois l’Égypte et la Syrie unifiées après la mort de Nour-al-Din, le sultan moujahid Saladin a pu l’emporter à Hattin puis libérer Jérusalem. Et ce n’est qu’alors que la roue de l’histoire s’est mise à tourner contre les Croisés.

Si les opérations réussies contre les ennemis de l’islam et les graves torts qui leurs sont infligés ne s’insèrent pas dans un plan visant à établir un État islamique au sein du monde musulman, ils demeureront, quelle que soit leur ampleur, de simples entreprises de harcèlement, qui pourront être contenues puis dépassées, après un laps de temps et malgré quelques pertes.

Certes, l’établissement d’un État islamique au sein du monde musulman n’est pas une tâche aisée ni une entreprise facile, mais c’est dans la restauration du califat que réside l’espoir de l’oumma. Et si le but du mouvement jihadiste dans le monde musulman en général, et en Égypte en particulier, est de contribuer à un réel changement en établissant un État musulman, il ne doit ni précipiter l’affrontement, ni retarder la victoire.

Le mouvement combattant doit préparer ses plans et rassembler ses moyens, puis mobiliser ses partisans afin d’engager la bataille au moment et à l’endroit qu’il aura choisi. (…) Si les forces de l’oppression nous mènent à la bataille à un moment que nous n’aurons pas choisi, nous devrons répondre sur le terrain que nous aurons décidé : à savoir, frapper les Américains et les Juifs dans nos pays. Cela présente trois intérêts :

– premièrement, nous portons un coup au maître qui protège son valet ;

– deuxièmement, nous mettons l’oumma de notre côté, en visant l’objectif qu’elle souhaite atteindre avec l’agresseur dont elle pâtit ;

– troisièmement, nous montrons au peuple musulman que lorsque le régime nous réprime, c’est pour défendre ses maîtres américains et juifs, découvrant ainsi son affreux visage, celui du policier vénal et dévoué aux occupants, ennemis de l’oumma.

Si notre objectif est le changement total et si notre voie est, comme nous l’enseignent le Coran et notre Histoire, une longue marche de jihad et de sacrifices, nous ne devons pas perdre l’espoir devant la répétition des coups et la récurrence des catastrophes, ni déposer les armes quels que soient nos pertes et nos sacrifices. Car souvenons-nous que les États ne s’écroulent pas subitement mais de haute lutte.

Notre mouvement islamique et son avant-garde jihadiste ainsi que l’oumma tout entière doivent amener au combat les principaux criminels : les États-Unis, la Russie et Israël, plutôt que de les laisser, de loin et en sûreté, mener la bataille entre le mouvement jihadiste et nos gouvernements ; au contraire, il faut qu’ils paient, et cher.

Les maîtres de Washington et de Tel-Aviv utilisent les gouvernements pour défendre leurs intérêts afin qu’ils combattent à leur place les musulmans. Mais si les éclats du combat parviennent jusqu’à leurs domiciles et les atteignent, alors ils se querelleront avec leurs agents. Ils seront dès lors face à une alternative, dont les termes sont aussi amers l’un que l’autre : soit mener eux-mêmes la bataille contre les musulmans, laquelle se transformera en jihad déclaré contre les infidèles, soit reconsidérer leurs plans après avoir reconnu l’échec de l’affrontement violent et injuste avec les musulmans.

C’est pourquoi nous devons déplacer le combat sur le terrain de l’ennemi afin de brûler les mains de ceux qui allument l’incendie chez nous.

On ne peut mener un combat pour la fondation d’un État musulman comme un combat régional. Au vu de ce qui précède, il est clair que l’alliance judéo-croisée menée par les États-Unis ne permettra à aucune force musulmane de parvenir au pouvoir dans aucun autre pays musulman. Si jamais cela arrivait, elle mobiliserait toutes ses forces pour l’abattre et la chasser du pouvoir, elle ouvrirait un champ de bataille à l’échelle mondiale, et punirait tous ceux qui soutiendraient la force en question, quand elle ne mènerait pas elle-même la guerre. Donc, au vu de cette situation nouvelle, nous devons nous préparer à un combat qui ne se limite pas à une région mais implique l’ennemi intérieur apostat comme l’ennemi extérieur judéo-croisé. (…)

L’union face à l’ennemi commun : notre mouvement jihadiste doit comprendre que la moitié du chemin vers la victoire sera atteint par son union, son unité et le dépassement des questions mineures, le sacrifice de soi et la prise en compte des intérêts de l’islam au-dessus des conflits de personnes. (…)

Il faut se regrouper autour des États combattants et les soutenir. Le premier de tous les devoirs est de soutenir et d’aider l’Afghanistan et la Tchétchénie, les défendre par la parole, l’action et la consultation, car ils constituent le vrai capital de l’islam à notre époque. C’est (…) pour les écraser que la croisade judéo-chrétienne s’est constituée. Mais nous ne devons pas nous contenter de les conserver et devons faire tout notre possible pour déplacer le combat au cœur du monde islamique, qui constitue le vrai champ de bataille pour la défense de l’islam.

D’ailleurs, ces deux citadelles imprenables pourraient ne pas nous être très utiles pour plusieurs raisons, notamment l’extraordinaire pression à laquelle elles sont soumises et leur apparente faiblesse. C’est pourquoi il nous faut régler ce problème par nous-mêmes plutôt que de les exposer davantage à la pression et aux coups ; cela constitue peut-être un des grands problèmes du mouvement jihadiste, mais aussi dur soit-il, il sera, avec l’aide de Dieu, réglé. {Quant à celui qui craint Dieu, Dieu donnera une issue favorable à ses affaires ; il lui accordera ses dons par des moyens sur lesquels il ne comptait pas.}

Changer de style de provocation et d’attaque : le mouvement islamique du jihad doit multiplier ses attaques et ses moyens de résistance envers ses ennemis afin de faire face à leur augmentation extraordinaire, à la qualité de leurs armes, à leur puissance de destruction, à leur mépris de tous les interdits, et même des lois de la guerre.

Il faut :

– prendre soin de provoquer le plus de dégâts chez l’ennemi, tuer le plus de gens, car c’est le seul langage que comprenne l’Occident ;

– quoi que coûtent ces opérations en effort et en temps ; se concentrer sur les opérations-martyre, qui sont les plus aptes à infliger des pertes à l’ennemi et moins coûteuses en moujahidines ;

– choisir les cibles ainsi que le type d’arme utilisée de telle sorte qu’elles atteignent les points sensibles de l’ennemi afin de le dissuader de toute oppression, mépris et violation de toutes les coutumes et choses sacrées, et que, grâce à ce combat, il reprenne sa place normale ;

– réaffirmer que, à ce stade de la lutte, se limiter à l’ennemi intérieur serait vain.

– Notre bataille est celle de tout musulman : et ce qu’il faut réaffirmer, c’est que ce combat qu’il faut mener pour la défense de notre foi, de notre oumma, de nos lieux saints, de notre honneur, de nos valeurs, de nos richesses et nos biens, est celui de tout musulman, petit ou grand, jeune ou vieux. C’est une lutte qui touche chacun de nous dans son travail, sa famille, ses enfants et sa dignité.

Pour se mettre en branle, les masses ont besoin :

– d’une direction dans laquelle elles ont confiance, qu’elles suivent et dont elles comprennent le discours ;

– d’un ennemi bien défini envers lequel diriger leurs coups ;

– de rompre la chaîne de la crainte et les liens de l’impuissance.

Ces conditions nous montrent les conséquences désastreuses de ce que l’on appelle l’initiative d’arrêt de la violence, et d’autres appels visant à discréditer la direction du mouvement et à ramener l’oumma à l’impuissance et à la crainte. Afin de le démontrer, demandons-nous : quels hauts faits pourrons-nous relater aux nouvelles générations ? Leur raconterons-nous que nous avons pris les armes contre nos ennemis puis que nous les avons déposées, et leur avons demandé d’accepter notre reddition ? Du point de vue du jihad, de quelle valeur pourront tirer parti ces générations ? Faire passer notre message aux masses de l’oumma et briser l’embargo médiatique imposé au mouvement jihadiste, c’est une bataille indépendante que nous devons mener de front avec la bataille militaire.

Libérer l’oumma, attaquer les ennemis de l’islam et mener contre eux le jihad exige un pouvoir islamique, sur un territoire musulman, qui dresse l’étendard du jihad et regroupe autour de lui les musulmans. Si cet objectif n’est pas atteint, notre action se limitera à de simples opérations de harcèlement qui ne porteront pas leurs fruits : la restauration du califat, et le départ des envahisseurs des terres d’islam. Cet objectif doit être le but principal du mouvement islamique, quels que soient les sacrifices qu’il nécessite, quel que soit le temps qu’il demande et quoi que nous endurions pour l’atteindre. »

Ayman al-Zawahiri, « Cavaliers sous l’étendard du Prophète » [publié à partir du 2 décembre 2001 dans le quotidien panarabe Al-Sharq al-Awsat], cité par Gilles Kepel (dir.), Al-Qaida dans le texte, Paris, Puf, 2005, pp. 297-309

 

Adel Smith président des l’Union des musulmans d’Italie  – 4 novembre 2001 sur la Rai

Evèque de Rome, au nom de tous les musulmans qui partagent avec nous ce devoir missionnaire, je vous invite à abandonner la religion idolâtro-polythéiste catholique que vous professez et à prononcer la chahada, profession de foi des musulmans…

 

Carlos – l’islam révolutionnaire, 2003

l’Islam est, accéléré avec l’effacement de l’Eglise et l’échec du socialisme réel, une chance pour l’Europe. La communauté musulmane reste encore marginale, mais tendanciellement elle pèse de plus en plus lourd. Le facteur démographique joue en sa faveur. Déjà certaines chaînes de supermarché ont compris le parti qu’elles pouvaient tirer de la clientèle musulmane et on inscrit le jeûne du ramadan à leur calendrier commercial. Politiquement, le poids des populations de culture islamiques est certes encore négligeable. Mais en ce domaine comme dans beaucoup d’autres, les manifestations se manifesteront brutalement

 

Abd el Kader Al Kilani – sermon du vendredi à Bagdad le 14 février 2003 – http://www.youtube.com/watch?v=lbG988Dq0Hc (à la fin)

Je vous conseille, o Amérique, Grande-Bretagne, et vous dont Allah a dit que sa colère était contre vous, les juifs, o fils de singes et de porcs, il n’y a pas de conflit sur la surface de la terre que vous n’ayez allumé. A chaque fois qu’ils amorcent le feu d’un conflit, Allah l’éteint. Puisse Allah éteindre vos lumières et vos feux. Mais nous, nous sommes les hommes qu’Allah a choisi, et a voulu, et il nous a rendu forts pour pouvoir cueillir vos têtes, mûres pour la récolte, qui se sont levées et ont agi avec tyrannie et arrogance. Nous serons ceux qui les cueillerons, si Allah le veut. Ils sauront, et je ne veux pas mentionner leurs noms du haut de cette chaire, les américains et leur président, et les britanniques et leurs alliés, et les sionistes, les enfants gâtés de cette entité, Allahou Akbar ! Si Allah le permet, o nation de Mahomet, même le rocher dira : « O musulman, un juif se cache derrière moi, viens et coupe-lui la tête » Et nous lui couperons la tête. Par Allah, nous la couperons ! (il dégaine son sabre et le brandit) O juifs, Allahou Akbar ! Allahou Akbar ! Allahou Akbar ! Jihad dans le chemin d’Allah ! Jihad dans le chemin d’Allah ! Victoire à Allah ! Allahou Akbar ! Les croyants vont triompher ! Allahou Akbar !

 

Oussama ben Laden – 2004

Louange à Dieu, qui a créé l’univers pour ses créatures, leur a ordonné d’être justes et a permis à l’opprimé de se venger de l’oppresseur !

Que la paix soit sur celui qui suit le droit chemin !

Peuple américain, ce discours que je vous adresse a pour sujet le meilleur moyen d’éviter un second Manhattan, les causes et les conséquences de la guerre. En guise d’introduction, je vous dirai que la sécurité est un élément important de la vie, et que les hommes libres ne négligent pas leur sécurité, contrairement à ce que prétend Bush lorsqu’il dit que nous détestons la liberté. Qu’il nous dise donc pourquoi nous n’avons pas attaqué la Suède, par exemple ?

Ceux qui détestent la liberté n’ont pas des âmes fières comme celles des dix-neuf (que Dieu ait leurs âmes !). C’est parce que nous sommes libres que nous avons combattu et parce que nous ne sommes pas hommes à nous endormir sous l’oppression. Au contraire, nous voulons rendre leur liberté à nos pays, et puisque vous réduisez à néant notre liberté, nous faisons de même avec la vôtre. Seul un malfaiteur stupide peut badiner avec la sécurité des autres en espérant rester en sûreté ; en revanche, les gens sensés, lorsque surviennent les catastrophes, s’empressent d’en chercher les causes.

Mais vous m’étonnez, car bien que trois ans se sont écoulés depuis les événements du 11 septembre, Bush continue à brouiller les pistes et à masquer les causes réelles, ce qui fait que les motifs d’une répétition sont toujours là. Je vais donc vous informer des causes de ces événements, et vous parler franchement des moments qui m’ont amené à prendre cette décision, pour vous inciter à réfléchir. Dieu est témoin que nous n’aurions jamais pensé à détruire les tours si nous n’avions pas assisté à tant d’injustice et d’oppression de la part de l’alliance américano-israélienne contre les nôtres en Palestine et au Liban, au point que, la mesure étant pleine, nous y avons songé.

Les événements qui m’ont personnellement marqué remontent à 1982 et tout ce qui s’ensuivit, lorsque l’Amérique donna son feu vert aux Israéliens pour envahir le Liban, avec le soutien de la troisième flotte américaine. Lorsque les bombardements ont commencé, beaucoup furent tués ou blessés, d’autres furent effrayés et dispersés, et je me souviens encore de ces images insoutenables de sang, de membres déchiquetés, de femmes et d’enfants abattus partout, d’habitations détruites sur leurs habitants, et de tours qui en s’écrasant les ensevelissent, d’obus pleuvant impitoyablement sur nos terres. On aurait dit un crocodile qui s’est emparé d’un enfant, lequel ne peut que crier. Dites-moi : le crocodile comprend-il un autre langage que celui de la force ? Le monde assistait passivement à cette tragédie et, dans ces moments difficiles, ont bouillonné en moi de nombreuses pensées, qui sont indescriptibles mais qui engendrèrent un désir ardent de rejeter l’injustice et une ferme détermination à punir les oppresseurs.

C’est en regardant ces tours détruites au Liban que l’idée m’est venue de rendre la monnaie de sa pièce au bourreau et de détruire les tours de l’Amérique, afin qu’elle endure un peu de ce que nous avions enduré et cesse de tuer nos femmes et nos enfants. Depuis ce jour, je me suis rendu compte que tuer délibérément des femmes et des enfants innocents est une loi américaine bien établie : la terreur d’État s’appelle la liberté et la démocratie, mais la résistance s’appelle terrorisme et réaction. Ainsi en est-il de l’injustice et de l’embargo jusqu’à ce que mort s’ensuive, comme l’avait fait Bush père en Irak, en causant le plus grand massacre d’enfants, ou des bombardements massifs de millions d’enfants, comme l’a fait Bush fils pour renverser un ancien complice et le remplacer par un autre, afin de voler le pétrole irakien, entre autres crimes.

C’est sur ce décor que sont survenus les événements du 11 septembre, comme une réplique à ces énormes injustices, car peut-on blâmer celui qui ne fait que se défendre ? Se défendre et punir l’oppresseur, c’est aussi du terrorisme ? S’il en est ainsi, nous n’avions pas d’autre choix.

Voilà le message que je vous ai envoyé, en paroles et en actes, à plusieurs reprises, depuis plusieurs années, bien avant les événements du 11 septembre. Lisez-le, si vous le souhaitez, dans mon entretien de 1996 avec Scott pour le magazine Time, dans mon entretien de 1997 avec Peter Arnett pour CNN, dans mon entretien de 1998 avec John Water ; lisez-le en actes, si vous le souhaitez, à Nairobi, en Tanzanie, et à Aden ; lisez-le dans mon entretien avec Abd al-Bari Atwan comme dans mes deux entretiens avec Robert Fisk, c’est l’un des vôtres, et j’estime qu’il est objectif. Les prétendus défenseurs de la liberté à la Maison-Blanche, et les chaînes de télévision qui sont à leurs bottes, se sont-ils souciés de s’entretenir avec eux afin de transmettre au peuple américain ce qu’ils avaient compris des raisons de notre combat contre vous ?

Si vous évitez ces causes, vous serez sur la bonne voie pour jouir de la sécurité dont vous jouissiez avant le 11 septembre 2001 ; voilà pour la guerre et ses causes.

Quant à ses conséquences, elles sont, grâce à Dieu tout-puissant, très positives, dépassant tout attente et toute mesure, pour plusieurs raisons. Nous n’avons eu aucun mal à traiter avec l’administration Bush car elle ressemble aux régimes de nos pays, dont la moitié est gouvernée par des militaires, et l’autre par des fils de rois ou de présidents. Nous les connaissons bien, les deux espèces se caractérisent par la morgue et l’arrogance, l’avidité et le détournement de fonds.

Cette ressemblance s’est manifestée depuis les visites de Bush dans la région. Alors que certains, chez nous, éblouis par l’Amérique, espéraient que ces visites allaient avoir de l’influence sur nos pays, c’est lui qui a été influencé par les gouvernements monarchiques et militaires, enviant leur longévité au pouvoir et leur habileté à voler la nation, sans encourir la moindre peine ; il a donc transmis le despotisme et le mépris des libertés à son fils, qui en a fait une « loi patriotique », sous prétexte de combattre le terrorisme.

Bush père a réussi à placer ses fils à la tête des États, sans négliger la fraude électorale, exportée de chez nous en Floride, pour les moments difficiles.

Comme nous l’avons déjà dit, il nous a été facile de provoquer cette administration et de l’amener là où nous le souhaitions ; il nous suffit d’envoyer en Extrême-Orient deux moujahidines soulever une banderole d’Al-Qaida pour que les généraux s’y pressent, augmentant ainsi les pertes humaines, financières et politiques, sans rien faire de notable, excepté quelques bénéfices pour leurs sociétés privées.

De même que nous avons appris à mener la guérilla et la guerre d’usure contre les superpuissances iniques : avec les moujahidines, nous avons durant dix ans épuisé la Russie au point qu’elle a fait faillite et s’est retirée battue, grâces soient rendues à Dieu ! Nous poursuivrons cette politique d’usure avec l’Amérique jusqu’à ce qu’elle fasse faillite, s’il plaît à Dieu, car c’est pour Lui peu de chose.

Dire qu’Al-Qaida a vaincu l’administration de la Maison-Blanche, ou que l’administration de la Maison-Blanche a perdu cette guerre, n’est pas exact, car à bien considérer les résultats, on ne peut dire qu’Al-Qaida a, seule, le mérite de ces énormes acquis ; on peut même dire que la direction de la Maison-Blanche a tout fait pour ouvrir des fronts afin de faire travailler des entreprises de toutes sortes, qu’il s’agisse d’entreprises d’armement, de pétrole ou de construction, elles ont toutes participé à la réalisation de ces objectifs considérables pour Al-Qaida.

Comme l’ont dit certains observateurs et ambassadeurs : la Maison-Blanche et nous jouons comme une équipe mais pour marquer des buts contre l’économie américaine, même si les intentions sont différentes, chose qu’a déclarée le diplomate américain dans sa conférence à l’Institut royal des affaires internationales.

Par exemple, Al-Qaida a dépensé 500 000 dollars pour l’opération du 11 septembre, alors que l’Amérique a perdu dans l’événement et ses répercussions, au bas mot, 500 milliards de dollars, c’est-à-dire que chaque dollar d’Al-Qaida a vaincu 1 million de dollars, grâce à Dieu tout-puissant.

Outre la perte d’un nombre énorme d’emplois, elle a vu son déficit financier augmenter ; celui-ci a atteint des chiffres records et astronomiques, s’élevant à plus d’un million de dollars [sic].

Mais le plus dangereux pour l’Amérique, c’est que les moujahidines ont forcé Bush, dernièrement, à avoir recours à un budget d’urgence pour continuer le combat en Afghanistan et en Irak, ce qui montre le succès de la guerre d’usure jusqu’à la faillite, si Dieu le permet. Cela montre le succès d’Al-Qaida, c’est vrai, mais cela prouve aussi que l’administration Bush y a gagné, si l’on considère les énormes contrats qu’ont obtenus les grandes sociétés frauduleuses, comme Halliburton et compagnie, liées à Bush et à son administration ; le vrai perdant, c’est vous, c’est le peuple américain et son économie.

Pour mémoire, sachez que nous nous étions mis d’accord avec l’émir général, Mohammed Atta (que Dieu ait son âme !), pour qu’il accomplisse sa mission en vingt minutes, avant que Bush et son administration n’y prennent garde, mais il ne nous serait jamais venu à l’esprit que le chef suprême des forces armées américaines allait laisser 50 000 concitoyens dans les deux tours affronter seuls ces tourments, au moment où ils avaient le plus grand besoin de lui, car il préférait écouter la conversation d’une fillette parlant de sa chèvre et de ses coups de corne, plutôt que de se soucier des avions et de leurs coups de corne contre les gratte-ciel, ce qui nous a laissé trois fois le temps nécessaire pour accomplir notre mission, Dieu en soit loué !

De même que chacun sait que les intellectuels américains et les hommes les plus brillants avaient bien averti Bush avant la guerre, en lui disant : « Vous avez tout ce qu’il faut pour assurer la sécurité de l’Amérique en éliminant les armes de destruction massive, à condition qu’elles existent ; les autres États seront avec vous pour poursuivre les inspections ; l’intérêt de l’Amérique n’est pas d’être entraînée dans une guerre injustifiée à l’issue incertaine. » Hélas, l’or noir l’a aveuglé, et il a préféré les intérêts privés à l’intérêt de l’Amérique. C’est ainsi que la guerre a été déclenchée et que beaucoup sont morts, que l’économie américaine en pâtit et que Bush s’est empêtré dans le bourbier irakien : Telle une chèvre maudite qui, de son sabot,gratte le sol où gît un couteau.

Je vous rappelle que, chez nous, plus de 15 000 personnes ont été tuées et des dizaines de milliers blessées, de même que, chez vous, plus de 1 000 ont été tuées et plus de 10 000 blessées. Bush s’est sali les mains de tous ces morts, des deux côtés, pour mettre la main sur le pétrole, au bénéfice des sociétés privées.

Sachez que la nation qui punit le faible lorsqu’il tue l’un de ses hommes pour de l’argent et qui laisse courir le fort lorsqu’il tue plus de mille de ses hommes pour de l’argent (…) De même qu’en Palestine, vos alliés terrorisent les femmes et les enfants, tuent et emprisonnent les hommes puis s’en retournent dormir au sein de leurs familles. Je veux seulement vous rappeler que toute action entraîne une réaction. Et enfin, vous devez vous préoccuper des testaments des milliers de personnes qui vous ont quittés le 11 septembre, en vous appelant au secours désespérément, ce sont des testaments qu’il faudrait publier et étudier.

Ce que je retiens des recommandations avant la chute [des tours], c’est celle qui déplore d’avoir laissé la Maison-Blanche mener une politique étrangère contre les opprimés. Ils vous disent de demander des comptes à ceux qui ont indirectement causé leur mort, et heureux est celui qui donne le bon conseil. Leurs messages me rappellent ce vers : L’injustice tue son maître, bien mal acquis ne profite jamais.

On dit qu’une once de prudence vaut mieux qu’un quintal de traitement. Sachez que revenir au bien vaut mieux que de persister dans l’erreur, et que les gens sensés ne négligent ni leur sécurité, ni leur argent, ni leurs enfants pour le menteur de la Maison-Blanche.

Pour conclure, je vous dirai, en toute sécurité, que votre sécurité n’est pas entre les mains de Kerry, de Bush ou d’Al-Qaida ; votre sécurité est entre vos mains, et tout État qui ne néglige pas notre sécurité assure la sienne. Nous, Dieu est notre Seigneur ; mais vous, vous n’en avez pas. Que la paix soit sur celui qui suit le droit chemin ! »

Oussama ben Laden, « Message au peuple américain » [texte de l’allocution diffusée par Al-Jazira le 30 octobre 2004, à deux jours de l’élection présidentielle américaine], cité par Gilles Kepel (dir.), Al-Qaida dans le texte, Paris, Puf, 2005, pp. 102-111


Mustapha Chérif – 2006

Peut-on, sans se couper de son origine, même si on accepte de corriger ses propres excès, payer le prix de la modernité, c’est-à-dire la métamorphose ? Car la mondialisation du capitalisme produit une laïcité outrancière ; la pratique de la religion et les valeurs spirituelles abrahamiques sont remises en cause. Ce ne sont plus des références morales qui gouvernent le monde, comme l’a fait, durant des siècles, le monothéisme, mais une rationalité coupée du sens. Dans cette ambiance d’épuisement, sans racines ni fondements, il est vrai, les groupes prétendument religieux, rétrogrades et identitaires, prolifèrent, s’efforcent de s’exprimer en conformité avec la science et, éventuellement, influencent l’idéologie dominante néolibérale : mais tout cela se fait dans une sorte de vide, et au détriment de la morale, du spirituel authentique et de l’humanisme. L’harmonie, la cohérence, la complémentarité entre le croire et le vivre, les rapports ouverts au temps et à l’espace semblent s’éloigner chaque jour un peu plus (…).

Sur le plan politique, le problème de la mondialisation, c’est le fait que le corps social est essentiellement perçu comme un corps productif, soumis aux intérêts des détenteurs de capitaux. Ce risque de dépolitisation de la vie est sans précédent : il remet tout bonnement en cause la possibilité de faire l’histoire, d’être un peuple responsable au sens noble du mot, c’est-à-dire capable de décider, de résister au nom de la liberté, d’avoir ses raisons et d’avoir raison, de donner force et réalité à un projet de société choisi après débat. Dans le monde développé, en effet, en dépit des apparences, des débats démocratiques, de la légitimité des institutions, de la prédominance des droits de l’homme, de la libre entreprise, de la prolifération des normes juridiques, y compris au niveau supra-étatique, la possibilité d’exister en tant que peuples et citoyens responsables et libres, participant à la recherche collective et publique du juste, du beau et du vrai, semble de plus en plus hypothéquée et problématique. L’avenir dépend de moins en moins de la décision de chaque citoyen, et toujours davantage des systèmes qui régissent les capitaux. Des centres de décision lointains choisissent à la place des gens concernés.

Ces changements sont si lourds qu’on se tromperait sans doute, si examinant l’état des libertés dans le monde, et notamment en Occident, on n’y voyait pas la raison majeure des situations sociales comme la permissivité, le laxisme, le trop de libertés, le libertinage, le libéralisme et les perversions en tout genre. Reste que, même si la démocratie c’est « chacun fait ce qui lui plaît », le résultat peut inquiéter et poser un sérieux problème à d’autres peuples. À ceux de l’islam, notamment, certes attachés à l’ouverture, à la tolérance, au droit à la différence, en somme à la liberté, mais pas à la dilution, à la démission, à la licence effrénée. Nous sommes conscients que nous nous heurtons au caractère particulièrement problématique de ces questions. Il s’agit d’abord d’une résistance à un monde qui visiblement ne s’accorde pas avec l’orientation à laquelle nous sommes attachés. Mais cette résistance se veut celle de l’écoute, de l’essai de réflexion et de l’ouverture.(…)

Beaucoup considèrent que la démocratie est effective en Occident ; mais quel sens a-t-elle si la liberté n’y est pas partagée ? La liberté en partage, nous dit le Coran, c’est le but de la vie dans la Cité. La mondialisation et les relations internationales sont bien loin d’être démocratiques ; la conséquence, c’est que nous n’avons d’existence politique ni au sens grec ni au sens coranique. (…) La mondialisation qui dépolitise et déresponsabilise nous oblige à revoir nos bases.

Sur le plan du savoir et de la connaissance, [… ce qui inquiète le monde musulman] est la déraison. Certes, aujourd’hui, en terre d’islam, pour des raisons conjoncturelles, la possibilité de penser librement est déjà réduite. Mais la mondialisation, qui se définit par son caractère techniciste, a-religieux, capitaliste, vise à maîtriser toutes les choses de la vie par l’exploitation des résultats des sciences exactes, appréhendées comme les seules qui soient pertinentes pour la logique du développement. Malgré la floraison des arts et de la culture, ces joyaux de l’Occident, le savoir moderne mondial privilégie, comme outils de connaissance, la technique, la mathématique et ses applications, et les fait servir à la logique du marché. Cela aboutit progressivement à la marginalisation de la pensée, de la critique objective, de la pluralité, vitales pour corriger l’absence d’horizon, les déviations et les incohérences, pour décider librement des objectifs de la recherche et donner forme à l’existence et au monde. La dévitalisation ou la récupération des sciences humaines et sociales, la réduction de l’aptitude à assumer l’interculturel et l’interdisciplinarité, les manipulations de la nature, à commencer par la nature humaine, sont le reflet de cette marginalisation.

Dans un passé récent, le fascisme, le nazisme, la Seconde guerre mondiale, le stalinisme et le goulag, le colonialisme ; aujourd’hui les nouvelles formes de domination fondées sur la loi du plus fort, le non-droit au service de réseaux qui cherchent à mettre le monde entier under control, le terrorisme des faibles et la violence des puissants ne sont pas des accidents de parcours du monde moderne, mais peuvent être sa vraie nature. Même si tout ne peut être ramené au sens, bien peu d’activités offrent aujourd’hui un horizon de sens. Le travail, qui est pourtant la clé qui permet de sortir de la simple survie, ne semble pas favoriser l’épanouissement.

Nul besoin d’ajouter un couplet à la complainte sur la décadence, sur la crise, sur les dérives ; malgré des progrès évidents, le désordre du monde moderne est aveuglant. La mondialisation se veut totale. Elle cherche donc une mobilisation totale, même si ce totalitarisme ne se présente plus sous sa forme brutale de naguère. Il s’agit pour elle de modeler tous les systèmes – éducatifs, culturels, sociaux – sur les besoins des entreprises commerciales. (…) L’individu moderne ne sait plus comment fonder la validité de ses actes et de ses projets ; pas plus qu’il ne sait vérifier ce qui est bon et utile pour lui et pour sa société. Déraison, dépolitisation, déspiritualisation, trois figures du non-monde ou d’un monde sans horizon qui se profile.

Un musulman sensé ne peut se passer de la justification fondamentale, du raisonnement, de l’acte de penser, du rapport à l’ouverture et à l’universel. Le Coran l’exige : « Où que vous vous tourniez, là est la Face de Dieu. » L’acte de naissance spirituelle du musulman, la Shahada, le témoignage, commence par la négation, par le la qui introduit l’expression « Il n’y a pas de dieu sauf Dieu », qu’on peut entendre par « tout est relatif sauf l’Absolu ». Il y a là une invitation à refuser toutes les formes d’idolâtrie, à garder ses distances, à rester toujours indépendant, en état de veille, de vigilance, d’écoute, à ne pas délaisser la puissance vitale de l’interrogation, de l’étonnement, lieu de la raison ; à être maître de soi et hospitalier pour l’autre, lieu du politique et de l’éthique ; à rester attentif à l’existence et au mystère, lieu de la religion. Le témoignage, la Shahada, ce « tout est relatif sauf Dieu », est un principe qui libère l’être humain de toutes les contingences, Cette manière d’être libre, ouvert et responsable, soucieux de solidarité et de vrai dépasse le caractère éphémère et relatif des choses. La mondialisation, telle qu’elle se présente, risque d’en faire perdre de vue la nécessité. Il ne s’agit pas seulement de déplorer la perte du sacré, d’autant qu’avant le rapport du sacré et du profane, l’islam vise le rapport de la nature et de la culture.

(…) La mondialisation a pour avantage de mettre à nu toutes nos actions, les bonnes comme les mauvaises de les mettre au vu et au su de tout le monde ; c’est un atout qui doit nous permettre de ne plus nous illusionner ou de feindre la neutralité, mais de pratiquer l’autocritique et de penser ce qui ne se soumet plus d’avance, l’avenir (…).

Nous ne sommes plus à « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! » ni à « Croyants de toutes les religions faites front ! », dimensions qui peuvent encore être utiles, mais surtout au plus simple, au plus vital du dénominateur commun : humains de tous les horizons, soucieux de liberté, de justice et de sens, soyez solidaires ! Inquiets peut-être, mais foncièrement humains, ouverts au vivant et à la générosité, nous ne pouvons démissionner, c’est-à-dire nous enfermer dans une seule voie. (…) Et le maître de l’illumination, Ibn Arabi, de lancer à nos êtres égarés ou hésitants : « Ô toi qui cherches le chemin qui conduit au secret, reviens sur tes pas, car c’est en toi que se trouve le secret tout entier. »

Méditerranéen, arabo-berbère, croyant, humblement attaché à la réflexion, à la raison raisonnable, Algérien, citoyen du monde et héritier de « l’esprit de l’Andalousie », je refuse d’admettre que soit venu le temps où il ne nous resterait plus qu’à garder le silence. Le plus grand danger, c’est la lassitude. Il n’est pas trop tard pour être à la hauteur de l’exigence, pour apprendre à vivre ensemble. L’orientation est en nous ; elle n’appartient à aucune géographie, à aucune idéologie ; c’est notre volonté sereine, notre force indépassable : l’ouverture. »

Mustapha Chérif, L’Islam. Tolérant ou intolérant ?, Paris, Odile Jacob, 2006, pp. 276-284

 

Youssef Al Quardawi, président du conseil européen de la fatwa, – Le 28 juillet 2007 sur al jazeera :

La conquête de Rome, de l’Italie et de l’Europe veut dire que l’islam s’installera en Europe. Doit-on conquérir l’Europe par la guerre ? non, ce peut être une conquête pacifique. L’Europe est minable, vautrée dans son matérialisme et sa philosophie de promiscuité, cette promiscuité qui permet aux hommes de se marier entre eux, et aux femmes entre elles … C’est une abomination ! Le message de l’islam est mondialiste. Ainsi je souhaite que l’islam conquière l’Europe par l’influence. Bien entendu, des musulmans ont entamé cet ordre de conquête du monde.

Puis :

Cela signifie que l’islam retournera en Europe en conquérant et en vainqueur, après avoir été expulsé deux fois : une fois d’Andalousie, au Sud, l’autre fois à l’Est, après qu’il eut frappé aux portes d’Athènes. Je soutiens que cette fois la conquête ne se fera pas par l’épée mais par la prédication et l’idéologie

Puis sur al jaezira le 28 janvier 2009

Les opérations martyres sont l’arme que dieu a donné aux pauvres pour combattre les forts. Tout au long de l’histoire, Allah a imposé aux juifs des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler, c’était un châtiment divin, Avec tout ce qu’il leur a fait, et bien qu’ils aient exagéré les faits, il a réussi à les remettre à leur place. Si Allah veut, la prochaine fois ce sera par la main des croyants.

[…]
Pour conclure mon discours, je voudrais vous dire que la seule chose que je souhaite à l’approche de la fin de ma vie, c’est que Allah me donne l’opportunité pour aller au pays du Jihad et de la résistance, même en fauteuil roulant, et je tuerai tous les ennemis d’Allah, les Juifs!

            Puis menant la prière :

            Oh Allah, frappe les juifs et ce peuple israélien, O Allah, n’en épargne pas un seul d’entre eux. Oh Allah, compte leur nombre, et tue les jusqu’au dernier. Qu’Allah les compte et les extermine jusqu’au dernier. Oh Allah, anéantis tous les ennemis de l’Islam.

            Autre prière au Qatar le 1 novembre 2002

            J’en appelle aux fils de la nation islamique. Allah, apporte-nous la victoire sur les ennemis de l’Islam. Allah, permets nous d’échapper à leurs pièges, affaiblis les ! Eradiques leur pays et bannis leurs régimes de la terre, ne leur laisse pas la possibilité d’atteindre un seul de tes fidèles. Qu’Allah s’occupe des juifs agressifs et tricheurs, Allah, frappe les agressifs américains. Allah, frappe les païens, Allah, frappe les croisés (chrétiens) !

Puis le 26 janvier 2012 en Egypte : Je pense que la charia doit être distillée graduellement. La loi de la charia est la loi de la nature. Nous devons faire les choses graduellement. Nous devons préparer le peuple, leur enseigner, le peuple doit apprendre. Nous devons faire l’effort d’enseigner au peuple la vérité de l’islam. Le peuple ne comprend pas bien la charia. Nous devons enseigner au peuple les lois de la charia et leur expliquer, avant tout autre chose. Je pense que durant les cinq premières années, nous ne devons pas amputer des mains. Cette période sera dédiée à l’enseignement théorique, une phase de transition. Ceci devrait être une période durant laquelle nous enseignerons la vérité sur les lois de la charia. Quand nous trouverons de la nourriture pour toutes les faims, des écoles pour tous les jeunes, des hôpitaux pour tous les malades, des maisons pour tous ceux qui en réclament, des femmes pour tous les diplômés, alors nous pourrons discuter de la punition à infliger aux transgresseurs. Tous les candidats à la présidence sont bons, moi je soutiens la candidature de notre frère Abd al-Mun’im Abu Al-Futuh, candidat des frères musulmans.

Safwat Hijazi – TV Al-Aqsa du Hamas le 31/12/2008

« Etre tué pour nous, n’est rien. C’est ce que nous désirons et nous espérons. C’est devenir martyr, pour Allah. C’est la victoire d’Allah qui vient vers nous. C’est le Paradis avec la première goutte de sang du martyr.[…]. Le Jour du Jugement ne viendra pas tant que les Musulmans n’auront pas combattu les Juifs. Les Juifs se cacheront derrière les pierres et les arbres, et les pierres et les arbres diront : « Oh Musulman ! Serviteur d’Allah ! Il y a un Juif derrière moi, viens et tue le ! ». Vous êtes ceux qui préparent le terrain pour ceci, qui préparent le terrain pour le retour du Califat dans la Voie des Prophètes. »

Le prédicateur égyptien Hazem Shuman le 31 octobre 2009 sur la chaîne de télévision égyptienne Al-Rahma :

« Le cours de ce soir est l’un des plus importants de la série. Ce soir, nous allons parler de la bataille de Khaybar, la plus grande bataille du prophète Mahomet (contre les juifs), par laquelle le Prophète a effacé toute présence juive à Médine. […] La première chose que le Prophète a faite après sa victoire du traité de Houdaibiya, après avoir stabilisé l’État musulman et neutralisé le front koraïchite – la première mission du prophète Mahomet, sa première campagne, a été menée contre les juifs de Khaybar. C’est enfin votre tour, à vous descendants des singes et des porcs, les créatures les plus maudites qu’Allah ait créées, vous qui avez maintes fois nui au Prophète. Vingt jours seulement après le Traité de Houdaibiya, le Prophète décida d’emmener l’armée de l’islam à Khaybar. Pourquoi les juifs en particulier ? C’est un fait avéré que les juifs sont comme le cancer : si on ne les retire pas du corps de la nation, ils la tueront intégralement. Si on ne s’était pas occupé des juifs, ils auraient amené Perses et Byzantins dans la péninsule arabique. Les juifs sont dangereux pour le monde entier. Ils menaçaient la stabilité de la péninsule arabique. […] Les juifs de Khaybar, en l’an sept de l’Hégire, étaient la réplique de l’État d’Israël de 2009, pour ce qui est de l’économie terrifiante qui a sucé le sang des Arabes, de l’équipement militaire et de leur supériorité sur toute la région, des colonies qui constituent l’État, des fortifications, comme cette barrière de séparation qu’ils construisent aujourd’hui. […] Finalement (lors de la Bataille de Khaybar), Allah a donné de la force aux musulmans, et ils ont lancé une offensive-martyre contre les fortifications. Toute leur vie durant, ils ont été des héros en quête de martyre, sacrifiant leur sang pour l’islam. Ils ont pris d’assaut la forteresse et capturé les juifs, pour la première fois. Tous les autres juifs se sont enfuis. […] Toute l’armée musulmane a foncé dans la forteresse finale, le cœur plein de haine pour les juifs, et du profond désir de se venger des descendants des singes et des porcs. Tous les musulmans, hommes et femmes, ont chargé, habités du désir d´exterminer les juifs. […] Khaybar a tremblé au son du cri ‘Allah Akbar’ et toute la péninsule Arabique a tremblé au cri victorieux ‘d’Allah Akbar’. 1 400 soldats ont vaincu 10.000 juifs. Les juifs ont été vaincus et la réputation de l´armée invincible a été brisée. Après un mois de siège et de terribles combats, les juifs ont été vaincus. La péninsule Arabique a retenti du cri « Allah Akbar », et les juifs se sont effondrés. Bientôt le cri « Allah Akbar » retentira aux portes de Jérusalem et de la mosquée Al-Aqsa. Bientôt, on entendra tonner « Allah Akbar » – le jour de la vengeance contre les juifs. Les juifs ont été vaincus. […] J’ai un message pour tous les juifs sur la surface de la Terre : l’armée de Mahomet reviendra. Ô descendants des singes et des porcs, le jour de la vengeance approche. Ô vous les plus maudites créatures créées par Allah, ceux qui ont juré de mourir devant le prophète Mahomet reviennent. Attendez-nous et vous allez voir, vous les plus maudites d’entre les créatures (9). » dreuz « Message de Hazem Shuman, prédicateur égyptien, « à chaque Juif sur la surface de la Terre »  : le jour de la vengeance approche »

MEMRI, Dépêches françaises, n° 139, 30 novembre 2009.

 

Oussama ben Laden :

Mourir sur la voie d’Allah est un honneur souhaité par ceux de ma communauté qui luttent ; nous aimons la mort sur la voie d’Allah autant que vous aimez la vie, nous ne craignons rien, nous espérons une telle mort

 

Kadhafi dans Al-Shams (journal Libyen), 8 Juin 2010

“Allah a promis la victoire de l’islam sur toutes les religions … Vous [les musulmans] êtes une minorité en Europe. Avec la volonté d’Allah, vous deviendrez une majorité un jour, et cela vous permettra d’avoir le dessus… Vous serez les imams et les héritiers du continent européen.

“La Turquie va rejoindre l’Union européenne … cela signifie que le continent européen ne sera plus celui des croisés ou un continent chrétien. l’Islam deviendra un partenaire puissant sur le continent européen en termes de territoire, de population, et d’actions. Nous attendons le jour où la Turquie adhérera à l’UE, de sorte qu’elle s’inscrira dans l’histoire comme un cheval de Troie. “

“Vous devez agir pour unir les musulmans en Europe. [Unir] les musulmans de la Turquie à la Bosnie-Herzégovine avec les [musulmans dans le] reste de l’Europe. Il y a des millions de musulmans à travers l’Europe – la Grande-Bretagne en passant par la Grèce jusqu’aux pays d’Europe orientale qui ont rejoint l’Union européenne et ont une majorité musulmane. “

«Personne ne peut nous interdire de vivre en Europe – car c’est Allah, pas les Européens, qui a créé l’Europe»

“Les statistiques sur le nombre de musulmans en Europe sont inexactes … [] Le nombre de musulmans est supérieur à celui indiqué par les statistiques officielles.

“Heureusement, les musulmans se multiplient, et leur nombre croît beaucoup plus rapidement que celui des autres religions … C’est peut-être la preuve qu’Allah veut finalement que les musulmans soient plus nombreux que les autres.”

“Même en Palestine, personne ne peut arrêter ce phénomène. Les musulmans palestiniens se multiplient quatre fois plus vite que les Juifs. En fin de compte, les musulmans palestiniens auront la majorité, même au sein de ce qu’ils appellent Israël … “

“Allah a créé la terre pour tous les peuples, personne ne peut nous empêcher de vivre en Europe. C’est Allah, pas les Européens, qui a créé l’Europe. Vous [les musulmans] êtes des résidents de l’Europe. C’est votre terre. Il est inconcevable que vous y soyez humiliés et persécutés là-bas … “

 

Mahmoud Ahmadinejad, président iranien – aout 2012

« Le régime sioniste est une tumeur cancéreuse (…) Les pays de la région vont en finir prochainement avec la présence des usurpateurs sionistes sur la terre de Palestine », … « Les sionistes partirons et la domination américaine sur le monde prendra fin »

 

Sheikh Ahmad Al-Suhayli. L’imam de la mosquée de Radés sur Hannibal TV le 30 Novembre 2012 : « Ô Allah, comme vous avez détruit le peuple d’Aad et les Tamud, détruisez cette horde de Juifs… Que leurs femmes soient stériles ».

Umm Oussama Ben Laden, épouse de Khalil Al-Hayya, chef du Hamas, interview diffusée sur Al-Aqsa TV le 2 Décembre 2012. (Memri TV Dec 2,2012)

Les femmes palestiniennes jouent un rôle très important dans l’éducation de leurs enfants et les encouragent à mener le djihad pour la cause d’Allah. C’est le devoir le plus glorieux qu’une femme puisse accomplir. Les femmes jouent leur rôle et ne sont pas inférieures aux hommes. Quand un homme va faire le djihad, sa femme ne dit pas « N’y vas pas » et n’essaye pas de l’arrêter. Au contraire, elle l’encourage et le soutient. Elle est celle qui prépare son équipement, lui fait ses adieux et le félicite pour sa décision héroïque.

Elle inculque à ses enfants l’amour du djihad et du martyr pour la gloire d’Allah. Si toutes les mères empêchaient leurs fils de faire le djihad pour la cause d’Allah, il n’y aurait plus personne pour mener le saint djihad, qui soutiendrai alors la Palestine, cette Palestine que nous chérissons et pour laquelle nous sommes prêts à payer le prix en lui sacrifiant nos vies, notre sang.

« La récompense d’Allah n’est-elle pas précieuse ? La récompense d’Allah est le para-dis et il exige de nous notre sang, l’offrande de nos vies pour l’amour d’Allah !. »

« Le djihad est un ordre divin. Il est de notre devoir de mener le djihad…. »

« Nous aspirons à mourir en martyrs. Je prie constamment Allah pour que ma vie, celle de mes enfants, celle de mon mari se terminent dans le martyr. Aucun de nous ne souhaite mourir dans son lit. Nous prions Allah, pour qu’il nous accorde son paradis. »

le prédicateur saoudien Mohammed Al-Arifi a lancé une fatwa autorisant les mariages temporaires des jeunes filles avec les combattants venus soutenir les rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL). Selon Al-Arrifi, le mariage de jouissance « Zawaj Almouta » avec des jeunes adolescentes à partir de quatorze ans est permis aux moudjahidines en Syrie. Pour les combattants de l’ASL qui ne se seraient pas réunis à des femmes depuis deux ans, il est permis de « se servir » de femmes ayant atteint l’âge de 14 ans, de divorcées et de veuves, stipule la fatwa, afin de régler les problèmes sexuels chez les combattants syriens de l’armée libre. Selon le savant musulman, le mariage des filles « pendant quelques heures » leur favorise l’accès au « Paradis d’Allah » car les relations sexuelles lors d’un mariage temporaire avec des jeunes adolescentes sont permises et même encouragées, car recevoir le sperme des «moudjahidines » est le billet d’entrée au Paradis.  (janvier 2013)

Djalil Boubakeur sur europe I le 8 janvier 2013 : Si la religion musulmane rejette formellement l’homosexualité en tant qu’orientation, mal vue et condamnée dans les textes sacrés, par ailleurs, du point de vue sociétal, l’Islam en France, disons, ne peut non plus se taxer d’homophobie

Et en mars 2011 sur BFM ce dérapage incompréhensible :

Je voudrai une conférence mondiale, parceque l’islam n’est plus à être considéré comme une simple religion mais comme un fait politique majeur de notre temps, vous savez nous ne sommes pas les premiers à l’avoir dit [Bourdin : l’islam, la religion que vous défendez évidement hein au dela du fait religieux, l’islam est devenu un phénomène politique ? ] l’islam est un phénomène absolument socio politique,  c’est une idéologie de lutte, c’est une idéologie d’agression [bourdin : mais je vous sent dépassé là] (il enchaine alors sur l’intégrisme qui serait une dérive)

Redouane AHROUCH , membre du parti islam, le 7 janvier 2013

Lettre ouverte à Sa Majesté le Roi Albert II

Bruxelles, le 7 janvier 2013

Au Nom de Dieu Le Clément Le Miséricordieux

Sire,

Cette lettre a été écrite par Redouane fils d’Abdeslam ben Ali, conseiller communal à Anderlecht, à Albert fils de Léopold fils d’Albert, Roi des Belges.

Béni soient ceux qui suivent la voie de la Révélation. Gloire à Dieu en dehors de qui il n’y a pas d’autre divinité, Le Maître des Mondes, Le Souverain.

J’atteste que Jésus fils de Marie est l’Esprit de Dieu et Son verbe. C’est Dieu qui envoya à la Vierge Marie, Son Archange Gabriel qui lui annonça la bonne nouvelle. Dieu l’a créé de son Esprit et de Son souffle comme Il a créé Adam de Sa main et de Son souffle.

Dans l’Évangile, Jésus annonça l’arrivée prochaine du dernier Prophète, Mohammed. Les premières versions de la Bible en attestent. Dans le Saint Coran, Dieu nous enjoint de croire en tous Ses Prophètes, en Ses Anges et en Ses Livres sacrés. Tout croyant monothéiste trouvera dans le Coran la satisfaction de sa foi.

Par conséquent, je vous invite à adorer Dieu, l’Unique qui n’a point d’associés et à Lui obéir, ainsi qu’à suivre la voie de l’Islam qui est l’achèvement du monothéisme annoncé par Abraham, salut et paix de Dieu sur lui et sur sa descendance.

En embrassant l’Islam, vous trouverez la Paix et Dieu vous donnera une double récompense. Si vous le rejetez, vous porterez sur vos épaules le fardeau des péchés de vos sujets et de vos fidèles.

J’ai accompli ma tâche en vous transmettant la Bonne Nouvelle. A vous, Sire, de prendre la décision qui convient.

Que la Paix soit sur vous ainsi que sur votre famille et sur tous ceux qui suivent la voie droite, celle de ceux qui ont obtenu la satisfaction de Dieu.

Redouane AHROUCH

Prière du ramadan devant la mosquée al aksa – 12 juillet 2013

http://www.dreuz.info/2013/07/irradiante-spiritualite-du-ramadan-devant-la-mosquee-al-aqsa-appel-a-la-destruction-de-la-france-de-lamerique-et-de-la-grande-bretagne/

Consignes de l’état islamique – 2015

Si vous ne pouvez pas trouver d’engin explosif ou de munition, alors isolez l’Américain infidèle, le Français infidèle, ou n’importe lequel de ses alliés. Ecrasez-lui la tête à coup de pierre, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le

Abou Mohamed al-Adnani, porte-parole officiel de l’EI, juillet 2015

Les meilleurs actes qui vous rapprochent de Dieu résident dans le djihad, alors accourez durant ce mois sacré pour envahir [des territoires] et tomber en martyrs, musulmans et djihadistes partout dans le monde, faites en sorte que le ramadan soit un mois de malheurs pour les mécréants. Celui qui est doué de raison doit prendre soin d’être constamment au djihad pendant le ramadan car aucune adoration n’équivaut au djihad. Le djihad pendant le ramadan n’équivaut en rien au djihad dans un autre mois,

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