premiers califes

Abu Bakr (632-634)

Omar (634-644)

Othman (644-656)

Ali (656-661)

Muawiya (661-684)

Abd al Malik (685-707)

Lettre de Mahomet au peuple d’Oman :

Paix soit sur celui qui suit le chemin droit ! Je vous appelle à l’islam. Acceptez mon appel, et vous serez indemne. Je suis le messager de Dieu envoyé à l’humanité, et l’annonce sera effectuée sur les mécréants. Si, donc, vous vous identifiez à l’islam, j’accorderai la puissance sur vous. Mais si vous refusez d’accepter l’islam, votre puissance disparaîtra, mes chevaux camperont sur l’étendue de votre territoire et nous régnerons en votre royaume. Signé : Mahomet, messager de Dieu.

La charte de MEDINE

Au nom de Dieu, le Compatissant, le Miséricordieux.

1- Voici ce qu’a prescrit le Prophète Muhammad aux croyants et aux musulmans d’entre les Qurayshîtes et les Yathrébîtes et à ceux qui les ont suivis puis se sont joints à eux et ont combattu avec eux.

2- Ceux-là forment une seule et même communauté, en dehors du reste des hommes.

3- Les émigrés Qurayshîtes, comme de règle chez eux, se cotiseront pour acquitter le prix du sang et paieront en toute bienfaisance et en toute justice, parmi les Croyants, la rançon de leurs prisonniers.

4- Les Banû ‘Awf, comme de règle chez eux, se cotiseront de la même manière que par le passé et chaque collectivité paiera, en toute bienfaisance et toute justice la rançon de son prisonnier.

5- De même, les Banû el-Hârith, comme de règle chez eux, se cotiseront de la même manière que par le passé et chaque collectivité paiera, en toute bienfaisance et toute justice la rançon de son prisonnier.

6- De même, les Banû Sâ‘da, comme de règle chez eux, se cotiseront de la même manière que par le passé et chaque collectivité paiera, en toute bienfaisance et toute justice la rançon de son prisonnier.

7- De même, les Banû Jushan, comme de règle chez eux, se cotiseront de la même manière que par le passé et chaque collectivité paiera, en toute bienfaisance et toute justice la rançon de son prisonnier.

8- De même, les Banû En Najjâr, comme de règle chez eux, se cotiseront de la même manière que par le passé et chaque collectivité paiera, en toute bienfaisance et toute justice la rançon de son prisonnier.

9- De même, les Banû ‘Amr Ben ‘Awf, comme de règle chez eux, se cotiseront de la même manière que par le passé et chaque collectivité paiera, en toute bienfaisance et toute justice la rançon de son prisonnier.

10- De même, les Banû al-Nabît, comme de règle chez eux, se cotiseront de la même manière que par le passé et chaque collectivité paiera, en toute bienfaisance et toute justice la rançon de son prisonnier.

11- De même, les Banû al-Aws, comme de règle chez eux, se cotiseront de la même manière que par le passé et chaque collectivité paiera, en toute bienfaisance et toute justice la rançon de son prisonnier.

12- Les croyants ne laisseront aucun des leurs sous la charge de lourdes obligations sans acquitter pour lui, en toute bienfaisance, soit la rançon, soit le prix du sang. Aucun croyant n’ira à l’encontre du mawlâ (client) d’un autre croyant.

13- Les croyants pieux devront se mettre contre celui d’entre eux qui aura commis une violence, un crime ou encore une transgression de droit ou une perturbation quelconque parmi les Croyants. Et les mains de tous se lèveront contre celui-là, fut-il fils de l’un d’eux.

14- Nul croyant ne devra, à cause d’un mécréant, tuer un autre croyant ni soutenir un mécréant contre un croyant.

15- La garantie de Dieu étant une, la protection accordée par le plus humble d’entre les croyants devra valoir auprès de tous, car les croyants sont mawlâs les uns des autres en dehors des autres hommes.

16- Ceux des juifs qui se rallieront à nous auront droit à notre aide et nos soins, sans qu’ils soient opprimés, ni qu’il soit porté secours à quiconque contre eux.

17- La paix parmi les croyants étant une, nul croyant ne devra, dans un combat engagé pour la cause de Dieu, conclure, en dehors d’autres croyants, une paix qui ne soit basée sur l’égalité et la justice entre croyants.

 

Abdullah Ibn Mas’oud légitimisme le mariage temporaire :

« Nous partions au combat avec le Messager d’Allah alors que nous n’avions pas de femmes. Nous nous sommes donc dit : pourquoi ne pas se castrer ? Le Prophète nous l’y interdit et nous autorisa d’épouser temporairement la femme contre l’habit ». Rapporté par Al-Boukhari (4784) et Mouslim (1404). Beaucoup de savants ont mentionné ce motif comme c’est le cas avec Ibn Hajr dans Fatwoul Bâry (9/170 – 171) qui dit : « … Ceci n’était fait qu’au cours du Jihad et les femmes étaient rares. »

Jabir ibn Abdallah et Salameh ibn Accou‘a, deux Compagnons du Prophète de l’Islam rapportent qu’un messager du Prophète est venu et a dit : « Le Prophète de Dieu vous a permis de pratiquer le mariage temporaire » (Sahih Muslim).

Jabir Ibn Abdallah ajoute : « Nous avons pratiqué le mariage temporaire durant la vie du Prophète (Paix sur lui) et ensuite Omar nous a interdit de le pratiquer et nous n’y avons plus jamais recouru » (Sahih Muslim).

Renan

La science et la philosophie ont fleuri sur le sol musulman durant la première moitié du Moyen Âge, mais ce n’était pas en raison de l’islam : c’était malgré l’islam. Pas un seul philosophe ou un seul érudit musulman qui n’ait échappé à la persécution. Durant cette période, la persécution est moins forte que la soif de découvertes et la tradition rationaliste est encore vivante. Ensuite, l’intolérance et le fanatisme gagnent la bataille. Il est vrai que l’Eglise catholique a aussi fait d’immenses difficultés à la science au Moyen Âge, mais elle ne l’a pas complètement étranglée, comme le fit la théologie musulmane. Donner à l’islam le crédit d’Averroès et de tant d’autres penseurs illustres, qui passèrent la moitié de leur vie en prison, dans la clandestinité, en disgrâce, dont les livres furent brûles et dont les écrits furent impitoyablement censurés par l’autorité religieuse, c’est attribuer à l’inquisition la gloire des découvertes de Galilée et tous les développements scientifiques qu’elle n’a pu réprimer.

Renan, cité par Ibn Waraq – pourquoi je ne suis pas musulman p 330

 

Ibn waraq – Pourquoi je ne suis pas musulman p 338

L’islam nous offre donc un spectacle de persécutions répétées visant certains groupes considérés comme doctrinalement suspects ou politiquement subversifs. Des poètes, des théologiens, des scientifiques, des rationalistes, des dualistes, des libres penseurs et des mystiques furent emprisonnés, torturés, crucifiés, mutilés ou pendus (1). Les écrits d’Averroès, d’Ibn Hazm, d’al Ghazali, d’al Haitham, d’al Kindi furent brûlés. Aucun des travaux hérétiques d’Ibn Rawandi, d’Ibn Warraq, d’Ibn al Muqaffa, d’al Razi n’a été conservé. D’autres individus ont été forcés de fuir un despote pour trouver refuge chez un souverain plus tolérant. Certains, comme Averroes, ont été bannis. La plupart durent déguiser leurs pensées. Ceux que l’accusation de blasphème n’a pas touchés furent justement ceux qui bénéficiaient de la protection d’un personnage influent et puissant.

[1] Ibn Al Muqaffa (exécuté en 760), Ibn Abi-l-Awja (exécuté en 772), Salih B. Abd Al-Quddus (exécuté en 783), Hammad Ajrad (exécuté), Al Warraq (mort en exil en 909), Al Mutannabi (915-965) (mort en exil), AI Sarakhsi (exécuté en 899), Ibn Sina  (avicenne) (980-1037) Ibn Bajja (mort empoisonné en 1138), ibn rushd (Averroès) (1126-1198) Kabid (exécuté en 1527)

Suite : conquête de la Palestine

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