Le coran et la Mecque

Mahomet

 (25 :56) Or, Nous ne t’avons envoyé que comme annonciateur et avertisseur

 Deux versets pour se permettre quelques libertés :

(33 : 37.) Quand tu disais à celui qu’Allah avait comblé de bienfaits, tout comme toi-même l’avais comblé : « Garde pour toi ton épouse et crains Allah », et tu cachais en ton âme ce qu’Allah allait rendre public. Tu craignais les gens, et c’est Allah qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zayd eût cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement d’Allah doit être exécuté.

 (33 : 50.) Prophète! Nous t’avons rendue licites tes épouses à qui tu as donné leur mahr (dot), ce que tu as possédé légalement parmi les captives [ou esclaves] qu’Allah t’a destinées, les filles de ton oncle paternel, les filles de tes tantes paternelles, les filles de ton oncle maternel, et les filles de tes tantes maternelles, – celles qui avaient émigré en ta compagnie, – ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au prophète, pourvu que le prophète consente à se marier avec elle : c’est là un privilège pour toi, à l’exclusion des autres croyants. Nous savons certes, ce que nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et des esclaves qu’ils possèdent, afin qu’il n’eût donc point de blâme contre toi. Allah est pardonneur et miséricordieux.

La poitrine de mahomet ouverte

Selon Anas Ben Malik, Abou Dar aurait rapporté ces propos de l’envoyé de Dieu : « Le plafond (de ma chambre) s’entrouvrit alors que je me trouvais à la Mecque. Gabriel vint vers moi, m’ouvrit la poitrine et la lava avec l’eau de Zemzem. Puis il disposa d’un récipient en or empli de sagesse et de foi qu’il déversa dans ma poitrine avant de la refermer. Il me prit ensuite par la main et nous montâmes au ciel le plus proche où il cria au portier :
– Ouvre ! – Qui est là ?  demanda celui-ci. Et Gabriel lui répondit. »
   (Bukhari)

Musulmans : Ansars et mouhadjirines (émigrés)

Ibn ‘Abbas a dit : « L’envoyé de Dieu reçut la révélation quand il eut quarante ans. Après treize ans, Dieu lui ordonna d’émigrer et il le fit à Médine où il mourut après y avoir habité durant dix ans. »  (Bukhari)

El Bara a dit : « Les premiers temps de sa venue à Médine, le Prophète habita chez ses grands-parents ou, selon une autre version, chez des Ansar, parents du côté maternel. Il fit la prière pendant seize ou dix-sept mois en se tournant vers le Temple (de Jérusalem) alors qu’il eut aimé s’orienter vers le Temple (de la Mecque). La première prière qu’il accomplit (vers la Mecque) fut celle de l’après-midi (‘assar) en compagnie d’un groupe de fidèles. L’un d’eux, en s’en allant, passa près d’un oratoire où des fidèles étaient en prière. Il leur dit : – Je jure par Dieu que je viens de faire la prière avec l’Envoyé de Dieu tout en étant tournés en direction de la Mecque. Les fidèles s’orientèrent alors vers le Temple (de la Mecque) en gardant leurs positions. Les Juifs avaient considéré avec satisfaction, de même que les Chrétiens, l’orientation vers le Temple de Jérusalem et lorsqu’ils virent le Prophète se tourner vers la Ka’ba, ils lui en firent grief. El Bara ajoute : « Des fidèles étaient morts avant le changement de Qibla, ils avaient été tués au combat et, nous ignorions quel était leur sort lorsque Dieu révéla ce verset : – Ce n’est pas Dieu qui fera perdre le fruit de votre foi… » (Coran 2.143) (Bukhari)

 D’après Anas Ben Malik, le Prophète a dit : « C’est une marque de foi que d’aimer les Ansar (partisans du Prophète) et une manifestation d’hypocrisie que de les détester. » (Bukhari)

Aïcha a dit : « Quelles sont excellentes les femmes des Ansar, la pudeur ne les a pas empêchées d’apprendre la religion. »  (Bukhari)

Pendant que nos frères parmi les mouhadjirines, étaient pris par les affaires sur les marchés, ajoute Abou Horaïra, et alors que nos frères parmi les Ansar étaient occupés à faire fructifier leurs biens, Abou Horaïra s’était mis à la disposition du prophète se bornant à satisfaire sa faim, aussi a-t-il assisté à ce qu’ils n’ont pas assisté et a-t-il retenu des événements dont ils ne se souviennent plus. »  (Bukhari)

Amr Ben Maïmoun a dit : « J’étais présent quand ‘Omar Ben El Khattab s’adressa à son fils et lui dit ceci : …. Que le calife qui viendra après moi soit bienveillant pour les premiers mouhadjiroune (ceux qui ont émigré avec le Prophète), qu’il leur consacre leurs droits et leur marque le respect. Qu’il traite favorablement les Ansar qui ont accueilli et hébergé le prophète et la foi. Qu’il soit accueillant vis-à-vis de ceux qui font le bien et qu’il pardonne à ceux qui font le mal.  (Bukhari)

Anas Ben Malik a dit : « De tous les Ansar de Médine, Abou Talha était celui qui possédait la plus riche palmeraie….  (Bukhari)

Selon Hamid El Touil, Anas a dit : « Le Jour (de l’expédition) du fossé, les Ansar disaient : – Nous avons pour toujours et tant que nous sommes en vie, fait serment de fidélité à Mohammed pour le djihad (la guerre sainte). Et le prophète de répondre : – Ô mon Dieu, il n’y a de vraie vie que la vie de l’au-delà, Sois généreux vis-à-vis des Ansar et des Mohadjirine. »  (Bukhari)

Selon Anas Ben Malik, le prophète a dit : « Les Ansar sont mes entrailles et ma richesse. Les Musulmans augmenteront en nombre alors que les Ansar diminueront. Accueillez favorablement celui d’entre eux qui fait le bien et ménagez celui qui fait le mal. »  (Bukhari)

Selon ‘Amr Ben Dinar, Djabir a dit : « Nous étions en expédition avec le prophète, en compagnie d’un nombre important de Mouhadjirines (émigrés de la Mecque). Parmi eux, se trouvait un bouffon qui frappa un (homme des) Ansar (habitant de Médine) …..  (Bukhari)

Anas Ben Malik a dit : « Le prophète rassembla un groupe de Ansar et leur dit : « Les hommes des Qoraïch étaient encore, il n’y a pas si longtemps, dans l’ignorance et la détresse. Je voudrais les réconforter et leur faire aimer l’Islam. Accepteriez-vous qu’ils retournent chez eux avec les biens terrestres alors que vous vous ramenez dans vos maisons l’envoyé de Dieu? – Oui, répondirent les Ansar, nous souscrivons à cela… »  (Bukhari)

Le coran

(25 : 32) et ceux qui ne croient pas disent : « Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre sur lui le Coran en une seule fois?  » Nous l’avons révélé ainsi pour raffermir ton coeur. Et Nous l’avons récité soigneusement.

(19 : 97) Nous l’avons rendu (le Coran) facile [à comprendre] en ta langue, afin que tu annonces par lui la bonne nouvelle aux gens pieux, et que, tu avertisses un peuple irréductible.

(17 : 106) (Nous avons fait descendre) un Coran que nous avons fragmenté, pour que tu le lises lentement aux gens. Et nous l’avons fait descendre graduellement.

(28 : 48) Mais quand la vérité leur est venue de notre part, ils ont dit : « Si seulement il avait reçu la même chose que Moïse!  » Est-ce qu’ils n’ont pas nié ce qui auparavant fut apporté à Moïse? Ils dirent : « Deux magies se sont mutuellement soutenues!  » Et ils dirent : « Nous n’avons foi en aucune » . Dis-leur : « Apportez donc un Livre venant d’Allah qui soit meilleur guide que ces deux-là, et je le suivrai si vous êtes véridiques ».

(39 : 28) Un Coran [en langue] arabe, dénué de tortuosité, afin qu’ils soient pieux!

(26 : 192) Ce (Coran) ci, c’est le Seigneur de l’univers qui l’a fait descendre, et l’Esprit fidèle est descendu avec cela sur ton coeur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs, en une langue arabe très claire. Et ceci était déjà mentionné dans les écrits des anciens (envoyés)

Selon Ibn ‘Abbas, l’envoyé de Dieu a dit : « Djibril (Gabriel) me fit une des récitations (du coran). Je m’appliquai à lui demander davantage et lui, ajoutait chaque fois une nouvelle récitation et il s’arrêta après sept récitations différentes. » (Bukhari)

 Abou Horaïra a dit : « Chaque année il (Djibril-Gabriel) venait présenter une fois le coran au prophète. L’année de la mort de celui-ci, il le lui exposa à deux reprises. Chaque année, le prophète entreprenait une retraite spirituelle de dix jours. L’année de sa mort, sa retraite dura vingt jours. »  (Bukhari)

 Aïcha (que Dieu soit satisfait d’elle) a dit : « Certains jours au matin que le froid était très vif, je vis le prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) recevoir la révélation; au moment où elle cessait, le front du prophète ruisselait de sueur ».  (Muslim 4303)

Abrogation de versets

(16 : 101) Quand Nous remplaçons un verset par un autre – et Allah sait mieux ce qu’Il fait descendre – ils disent : « Tu n’es qu’un menteur ». Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.

(22 : 52) Nous n’avons envoyé, avant toi, ni messager ni prophète qui n’ait récité  (ce qui lui a été révélé) sans que le diable n’ait essayé d’intervenir [pour semer le doute dans le cœur des gens au sujet] de sa récitation. Allah abroge ce que le diable suggère, et Allah renforce ses versets. Allah est omniscient et sage.

takia

Si vous [les musulmans] vous trouvez sous leur [les non-musulmans] autorité et que vous craignez pour vous, comportez-vous loyalement avec eux en paroles tout en gardant en vous de l’animosité contre eux… [sachez que] Allah a interdit aux croyants l’amitié ou l’intimité avec les infidèles plutôt qu’avec d’autres croyants – sauf quand les infidèles sont placés au-dessus d’eux [en termes d’autorité]. Si c’était le cas, qu’ils agissent amicalement envers eux tout en préservant leur religion.

Serments

Abdourrahmân Ibn Samura (que Dieu l’agrée) a dit : l’Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) m’a dit : « Ô ‘Abd Ar-Rahman ibn Samura, ne sollicite pas l’autorité, car si tu l’obtiens à la suite d’une sollicitation, tu en seras tenu pour entièrement responsable, tandis que si tu l’obtiens sans faire de démarches, on t’y aidera. Lorsque tu as juré de faire une chose et que tu juges qu’il y a mieux à faire, expie ton serment et fais ce qu’il y a de mieux ». (Muslim 3120)

La Kaaba de la Mecque

Abdallah Ben Mess’aoud a dit : « Le prophète pénétra dans la Mecque, le jour de sa prise. Il y avait trois cent soixante idoles, alignées tout autour du sanctuaire. Le prophète les toucha une à une à l’aide d’une baguette qu’il tenait à la main en disant : – La vérité est venue, le mensonge s’est dissipé. La vérité est venue et le mensonge à présent ne pourra plus commencer ni recommencer. »  (Bukhari)

 Selon Ibn ‘Abbas, quand il arriva à la Mecque, l’envoyé de Dieu ne voulut pas pénétrer dans le sanctuaire (de la Ka’ba) qui contenait des idoles. Il ordonna de les enlever et cela fut exécuté. On emporta les statues d’Abraham et d’Ismaïl qui tenaient des flèches divinatoires. «Que Dieu anéantisse les infidèles, s’écria le prophète, ils savaient que ces deux idoles n’ont jamais rien prédit. » Puis, il pénétra dans le sanctuaire, effectua le tekbir partout dans le Temple et sortit sans accomplir de prière.  (Bukhari)

 Selon ‘Abis Ben Rabi’e, ‘Omar Ben El Khattab s’en alla vers la pierre noire (dans le Temple de la Ka’ba) l’embrassa et dit : « Je sais que tu n’es qu’une pierre qui ne peut ni faire du mal, ni faire du bien et si je n’avais vu l’envoyé de Dieu, agir de la sorte, je ne t’aurais pas embrassée. »  (Bukhari)

 Selon ‘Aïcha, le Prophète lui dit : « Ô ‘Aïcha ! Si le temps n’était si proche où tes concitoyens vivaient dans l’infidélité, j’aurais ordonné de démolir le Temple, de faire entrer ce qui a été mis à l’extérieur et de niveler l’édifice au niveau du sol. J’y aurais pratiqué deux portes, l’une à l’est et l’autre à l’ouest, en respectant les fondations érigées par Ibrahim (Abraham). C’est ce qui a conduit Ibn Zoubaïr à démolir le temple de la Ka’ba. »  (Bukhari)

 Yazid a dit : « J’ai assisté quand Ibn Zoubaïr fit démolir et reconstruire le temple…J’ai vu les fondations érigées par Ibrahim (Abraham) ; elles étaient formées de blocs de pierres de la taille d’une bosse de chameau. »  (Bukhari)

 Selon ‘Amr Ben Dinar et ‘Obaïd Allah Ben Abou Zeïd, au temps du prophète, le sanctuaire de la Ka’ba était dépourvu d’enceinte et on priait alors tout autour de la construction. La situation resta ainsi jusqu’à l’époque de ‘Omar, qui fit ériger une enceinte. Le mur était peu élevé, selon ‘Obaïd Allah et c’est Ibn Zoubaïr qui le suréleva par la suite. »  (Bukhari)

 Abou Horaïra rapporte que Abou Bakr Es Seddiq qui avait été placé par le prophète à la tête du pèlerinage précédant le pèlerinage d’adieu, fut chargé par ce dernier, le jour du sacrifice, d’informer les gens, que dorénavant aucun polythéiste ne serait plus admis à faire le pèlerinage et qu’il ne fallait pas accomplir la procession sans vêtements.  (Bukhari)

 Abou Horaïra a dit : « Durant ce pèlerinage (qui précéda le pèlerinage d’adieu), Abou Bakr m’envoya à Mina, le jour du sacrifice, à la tête du groupe des muezzins, pour avertir qu’aucun polythéiste ne devait plus effectuer le pèlerinage (à la Mecque) à compter de cette année, et pour annoncer que la tournée processionnelle en état de nudité était désormais interdite. »   (Bukhari)

 (Muslim 3392)D’après ‘Abdoullâh ibn’Umar (que Dieu l’agrée), le prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : « Le califat demeurera aux mains des Qoraychites, même s’il ne reste que deux hommes sur terre ».   (Bukhari)

Evolution de l’orientation de la qibla

 Vers Jérusalem

El Bara a dit : « Les premiers temps de sa venue à Médine, le Prophète habita chez ses grands-parents ou, selon une autre version, chez des Ansar, parents du côté maternel. Il fit la prière pendant seize ou dix-sept mois en se tournant vers le temple (de Jérusalem) alors qu’il eut aimé s’orienter vers le temple (de la Mecque). La première prière qu’il accomplit (vers la Mecque) fut celle de l’après-midi (‘assar) en compagnie d’un groupe de fidèles. L’un d’eux, en s’en allant, passa près d’un oratoire où des fidèles étaient en prière. Il leur dit : – Je jure par Dieu que je viens de faire la prière avec l’envoyé de Dieu tout en étant tournés en direction de la Mecque. Les fidèles s’orientèrent alors vers le temple (de la Mecque) en gardant leurs positions. Les juifs avaient considéré avec satisfaction, de même que les chrétiens, l’orientation vers le temple de Jérusalem et lorsqu’ils virent le prophète se tourner vers la Ka’ba, ils lui en firent grief. El Bara ajoute : « Des fidèles étaient morts avant le changement de qibla, ils avaient été tués au combat et, nous ignorions quel était leur sort lorsque Dieu révéla ce verset : – Ce n’est pas Dieu qui fera perdre le fruit de votre foi… » (Coran 2.143)   (Bukhari)

 Vers la Syrie

Ibn ‘Omar (que Dieu agrée le père et le fils) a dit : Pendant que les fidèles faisaient la prière de subh (matin) à Qubâ’, on vit arriver un homme disant : « La nuit dernière, des versets furent révélés à l’envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), l’ordonnant de se tourner (pendant la prière) du côté de la Ka’ba; tournez-vous donc de ce côté ». Les fidèles qui faisaient face à la Syrie, se tournèrent aussitôt vers la direction de la Ka’ba. (Muslim 820)

 Selon Abou Ayoub El Ansari, le prophète a dit : « Lorsque vous devez satisfaire vos besoins, ne vous placez pas face à la qibla et ne lui tournez pas le dos, mais orientez-vous vers l’est ou l’ouest. Quand nous partîmes en Syrie, précise encore Abou Ayoub, nous découvrîmes des toilettes qui avaient été construites face à la qibla, nous nous placions perpendiculairement et implorions le pardon de Dieu. »   (Bukhari)

 Vers la Mecque

El Bara a dit : « L’envoyé de Dieu se tournait vers Jérusalem pour faire la prière et ce, pendant seize ou dix-sept mois. Il souhaitait ardemment s’orienter vers la Ka’ba, jusqu’à ce que Dieu révèle le verset suivant : – « Nous te voyons souvent la face tournée vers le ciel ; Nous t’orienterons vers une qibla qui te plaira. Tourne donc ta face dans la direction de la Ka’ba. » (Coran 2.144) « Les insensés d’entre les hommes dirent : – Qui donc les a détournés de la qibla vers laquelle ils s’orientaient ? « Dis : – L’orient et l’occident appartiennent à Dieu ; Il guide qui il veut vers le droit chemin. » (Coran 2.142)   (Bukhari)

al-Barbahârî

Le meilleur de cette Ummah [Communauté] après la mort de son Prophète –salla Allahou ‘alayhi wa salam-, est Abû Bakr, puis ‘Umar, puis ‘Uthmân. Et c’est ce qui nous a été rapporté à par Ibn ‘Umar –qu’Allah les agrée– qui a dit : « Nous disions en présence du Messager d’Allâh : Le meilleur des gens après que le Messager d’Allâh est Abû Bakr, puis ‘Umar, puis ‘Uthmân. Le Prophète nous entendait [dire cela] et ne le rejetait pas. » Puis les meilleurs de gens après eux sont : ‘Alî, Talhah, az-Zubayr, Sa’ad [Ibn Abî Waqâs], Sa’îd Ibn Zayd, ‘Abdur-Rahmân Ibn ‘Awf et Abû ‘Ubeydah ‘Âmir Ibn al- Djarâh. Chacun d’eux était approprié à être Khalîfah [Calife]. Ensuite, les meilleurs des gens après eux sont le [reste des] Compagnons du Messager d’Allâh, la première génération pour qui il a été envoyé, les premiers parmi les Muhâjiroûn et les Ansâr, ceux qui ont prié vers les deux « Qiblah » [Qiblatayn].

al-BarbahârîSharh Kitâb Sounna

Les versets sataniques

Tabari raconte dans Tarikh al Moulouk va al Rossal, (page 880) : « Puisque le prophète d’islam s’est aperçu du fait que la tribu Quoriche est réticente à son égard et puisque cela lui fut pénible à supporter, il souhaita que quelque chose vienne de la part Dieu pour les rapprocher à lui, lorsque cette idée a émergé dans son esprit, Dieu a révélé ces versets : « Serment à cette étoile quand elle se couche, que votre ami ne s’est pas égaré et n’a pas adhéré au faux et ne parle pas suivant son désir. (la sourate 53, l’Etoile, versets de 1 à 3). Et lorsqu’il arrive à ce verset que: « Apprenez-moi sur la Lât, l’Osâ et Manât, cette troisième et dernière idole ». (A ce moment) Le Satan lui fait dire que : « Ces idoles sont éminentes et leur intercession est affirmée«  (la sourate 53, versets 19 et 20). Lorsque les Quoriche ont entendu la vénération de leurs dieux (par Mohammad), ils s’en sont réjouis et lorsque Mohammad est, dans son énonciation, arrivé au moment où il fallait prosterner, il a fait la prosternation et les autres qui étaient dans la mosquée, contents de la vénération de leurs dieux par Mohammad, en ont fait autant. Tout croyant ou renégat a prosterné… et quand les Quoriche sont sortis de la Mosquée, ils furent joyeux et disaient:  » Mohammad a rappelé nos dieux en bons termes et les a traités d’éminents dont l’intercession est approuvée ». Alors Gabriel est venu après quelques jours et dit (au prophète d’islam) : « O Mohammad ! Qu’as-tu fait ? Tu as énoncé aux gens quelque chose que je n’avais pas apporté de la part de Dieu et tu as énoncé une parole que Dieu ne t’avait pas dite ». Et le prophète d’islam s’est attristé et a eu peur de Dieu, mais l’honoré et glorieux Dieu fut miséricordieux avec lui et a envoyé un verset qui a allégé sa tâche et a dit: « Avant lui aussi, les prophètes avaient des souhaits et le Satan a fait venir leurs souhaits dans leur énonciation ».

Suite : le jihad

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