versets abrogeants

Versets abrogeants et abrogés – chronologie de révélation des versets

Allah, étant omniscient et sage, a tout prévu. Lorsque deux versets se contredisent, il a développé la doctrine des versets abrogeants (nasikh) et des versets abrogés (mansukh) qui consiste à décider que le verset le plus récent annule le plus ancien et donc qu’un verset médinois ou post-Hégire annule, en cas de contradiction, un verset mecquois ou pré-Hégire. L’Hégire désigne la période où Mahomet a été chassé de la Mecque pour aller se réfugier à Yatrib (plus tard renommée Médine). Ainsi, les fameux versets sataniques, car idolâtres, inspirés non par dieu mais par Satan, datent du début de la conversion de l’Arabie, lorsque Mohamed n’avait pas encore pris le pouvoir et qu’il ne fallait pas effaroucher les tribus païennes pour les attirer. Avez vous considéré Al Lat ([1]) et Al Uzza et Manat, cette troisième autre ? Ce sont les sublimes déesses et leur intercession est certes souhaitée.(53 :19-20) versets abrogés par les suivants mais que les traductions omettent cependant contrairement aux autres cas d’abrogation « si nous abrogeons un verset quelconque ou que nous le faisons oublier, nous en apportons un meilleur ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est omnipotent ? »  Coran 2:106 et « Quand nous remplaçons un verset par un autre – Et Allah sait mieux ce qu’il fait descendre –ils disent : « Tu n’es qu’un menteur ». Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. » De cette époque idolâtre restent le culte de la kaba, qui autrefois justement contenait ces idoles, et le culte de la pierre noire ainsi que de quelques rochers et pierres dressées.

Or les sourates ne sont pas classées dans l’ordre chronologique mais approximativement par ordre de longueur décroissante (de la plus longue sourate à la plus courte, à l’exception de la première sourate). La question qui se pose est donc : en cas de contradiction entre deux versets, comment savoir quel est le verset révélé en dernier ? : « Il faut se référer à la vie de Mahomet et aux études des savants de l’islam pour connaître l’ordre chronologique ». Déclarer qu’une sourate est mecquoise ou médinoise est donc de la plus haute importance, selon ce que les commentateurs ont souhaité voir  abroger ou être abrogeant. Or la rédaction de la « sirah » (la vie de Mahomet), au début du IX° siècle, ne relève pas d’une source parallèle et indépendante, mais d’une seule : le coran. Les rédacteurs se sont attaqués aux sourates du coran, essayant d’en préciser le sens, de mettre partout des dates et des noms propres, chaque commentateur enjolivant la version de son prédécesseur en mettant en scène Mahomet en situation de faire ce qu’il est demandé au croyant dans le verset commenté, car  vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle, pour quiconque espère en Allah (33 :21) et il est d’une moralité éminente. (68 :4) Par exemple, Mahomet a eu 4 filles de Khadidja, sa première femme, et deux fils morts en bas âge, puis un autre fils de Maria la copte, mort aussi jeune, mais aucun autre enfant ensuite. A-t-il vraiment eu toutes les femmes qu’on lui prête, en particulier sa belle fille ? Cette conduite est complètement incompatible avec le rigorisme nazaréen, mais comme c’était celle des califes, ils ont fait ajouter les versets et les hadiths correspondants pour se justifier.

La biographie de Mahomet a ainsi été tordue et façonnée pour les besoins de la cause, pour coller au texte du coran et en expliquer les passages obscurs ou contradictoires. On regarde le texte non en fonction de ce qui est écrit mais de ce qu’on doit y lire en vertu du dogme islamique et des commentaires tardifs. On est dans un cercle vicieux. On part du coran pour établir une « vie » du Prophète et on utilise à son tour celle-ci pour définir la chronologie de révélation des sourates du coran. Pour bien démontrer que le coran a été révélé par dieu, et non écrit par Mahomet, les hadith précisent que Mahomet ne savait ni lire ni écrire, et que c’est l’archange Gabriel qui lui a transmis oralement la parole de dieu, sourate par sourate à partir de 610, et que ces versets ont été récités successivement à ses successeurs jusqu’à la mise par écrit finale. Mais le mot « omi » a été mal traduit, il ne signifie pas que Mohamed était illettré ([4]) mais qu’il ne faisait pas parti des « gens du livre » (juifs, chrétiens), comme le mot est utilisé en 62 :2 C’est lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs qui leur récite ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse. D’ailleurs 29 :48, avec ou sans son ajout tardif, le reconnait : Et avant cela, tu ne récitais aucun livre et tu n’en n’écrivais aucun de ta main droite. Sinon, ceux qui nient la vérité auraient eu des doutes, et Bukhari rapporte :  Selon Ibn ‘Abbas, lorsque ses douleurs s’accentuèrent, le Prophète s’écria : « Apportez-moi de quoi écrire afin que je laisse un écrit, qui vous empêchera de retomber dans l’erreur après moi. – Le mal ronge le Prophète, dit ‘Omar, nous possédons le Livre de Dieu et cela nous suffit. » Les opinions divergeaient et les discussions augmentaient. – Sortez d’ici, laissez-moi ! s’exclama alors le Prophète, il n’est pas convenable que vous vous disputiez devant moi ! Ibn ‘Abbas sortit en disant : – Il est mauvais, très mauvais de s’opposer au Prophète quand il souhaite écrire. » Un autre hadith de Bukhari dit qu’il a écrit lui même le contrat de mariage d’Aïcha.

Le coran contient de nombreux versets relatifs à l’histoire de Mohamed : résistances des arabes à sa prédication, doutes, combats, … et les hadiths et les commentateurs détaillent et expliquent chaque épisode. Ainsi, on comprend que certains versets étaient révélés  au coup par coup, pour lever des points de discorde entre ses partisans, y compris, cerise sur le gâteau digne des téléréalités modernes mais pas d’une écriture divine, des disputes entre lui et ses femmes (66 :1-5, 24 :2-26, 33 :28-53, ), ou pour l’autoriser à transgresser certaines règles édictées auparavant (33 :37). Le fait que les versets ne sont pas dans l’ordre chronologique rend cette prétendue histoire complètement inintelligible, à moins que ce ne soient les commentateurs qui affabulent en inventant pour chaque verset un épisode en justifiant la révélation.

En fait, ceux qui invoquent les versets de la période dite mecquoise pour soutenir que « l’islam est une religion d’amour, de tolérance et de paix  » ([2]) sont ignorants du principe de l’abrogation, ou pire encore, le connaissent très bien mais mentent par omission afin de nous manipuler. Ce sont les versets les plus durs qui abrogent les versets les plus doux, ce qui donne raison aux plus radicaux des musulmans, les versets les plus haineux étant les plus récents, car datant de la période conquérante, guerrière, post-hégire.

Mais dans le coran éternel qu’il a auprès de lui, tous ces versets abrogés sont-ils présents ? En les écrivant, dieu ne savait-il pas qu’il les abrogerait ?

Et pourquoi les sourates ne sont pas classées par ordre de révélation ? Pour la raison très simple que cela ne résoudrait pas les contradictions internes à une sourate, car contrairement à ce qu’affirme la tradition, les sourates n’ont pas été écrites en une fois dans un coran éternel, mais sont chacune un recueil de groupes de versets qui ont chacun leur date et qui servaient à la prédication de tel ou tel : le coran est un recueil de sermons, ce qui d’ailleurs explique les très nombreuses répétitions de thèmes et de récits entiers entre sourates ([3]) .

Et pourquoi les versets abrogés ne sont-ils pas maintenant retirés du coran ? tout simplement pour pouvoir se référer aux uns ou aux autres selon que l’on est dans une phase de propagande, de conquête, ou de gouvernement, et pour publier des livres politiquement corrects ou participer à des plateaux télévisés. Oui, le coran souffle le chaud et le froid : les versets les plus tolérants sont pour les citoyens à convaincre dans les pays où l’islam n’a pas prit le pouvoir, et les autres sont pour les soumettre dans les pays d’islam.

Le coran est le seul exemple d’un texte écrit pour dire quelque chose et auquel les traducteurs et les commentateurs font dire autre chose par le biais de parenthèses qui finiront  par devenir le texte officiel, il suffira de retirer les parenthèses.

Voir une liste de versets abrogés : http://www.asraralislam.com/coran%20sunnite/les%20versets%20abrog%C3%A9s/versets_abroges.html

Suite : la takkia

[1] al lat, c’est la déesse, (comme al Ilah est le dieu) déesse sumérienne de la fertilité, la lune, dont la statue était dans la kaaba pré-islamique. On en trouve réminiscence dans le croissant de lune sur les minarets et sur les drapeaux. (6:76-78). Allah n’est pas al-ilaah (l’eternel), mais l’idole lat élevée au titre de « dieu suprême ». Comme Josué avait arrêté le soleil, Mohamed a fendu la lune (54 :1) pour convertir les qoréchites, c’est l’un des 4 miracles de Mohamed mentionnés dans le coran. Les 3 autres sont l’intervention des anges à la bataille de Badr (3 :124), l’ascension de Mohamed (17 :1) et la révélation du coran par l’intermédiaire de l’archange Gabriel. Les hadiths en rapportent d’autres.

[2] Ils disent que l’islam est tolérant puisque le verset 2 :256 dit aucune contrainte en religion. Comme le montre le verset complet, il s’agit bien sur ici, loin de tout égarement, uniquement de la religion musulmane, la religion naturelle de l’homme. Que l’on vive “sans contrainte” parce que l’on est musulman ne signifie pas que l’on doive renoncer à exercer la contrainte à l’encontre des non-musulmans, ainsi que de nombreux versets en témoignent. Ils feignent d’oublier ce qu’avait rappelé Benoit XVI au début de sa conférence de Ratisbonne : la sourate est l’une des sourates primitives datant de l’époque où Mahomet lui-même était privé de pouvoir et le verset est abrogé car il y a de nombreux versets médinois postérieurs contre les apostats, les mécréants, les juifs, les chrétiens, ….par exemple  (9:73), (9:5) ou  (8 :39) Et combattez-les jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus d’association, et que la religion soit entièrement à Allah. Ou encore ce modèle de tolérance et de miséricorde envers les non croyants : Certes, ceux qui ne croient pas à nos versets, (le Coran) Nous les brûlerons bientôt dans le Feu. Chaque fois que leurs peaux auront été consumées, Nous leur donnerons d’autres peaux en échange afin qu’ils goûtent au châtiment. (4 : 56)

En terre d’islam, l’apostasie est interdite par la charia, elle est punie de mort; même la conversion d’un juif au christianisme est interdite, si on change de religion, on ne peut choisir que l’islam. Donner une bible est considéré comme du prosélytisme, donc interdit.

[3] Les thèmes du coran peuvent se regrouper en 5 axes :
   La foi : le coran, le coran éternel, le coran qui descend, l’adoration et la soumission à Dieu qui guide et châtie qui il veut, les louanges à dieu unique omnipotent sage et miséricordieux, la science de la création, les anges masculins.
   Les prophètes : l’obéissance aux directives des prophètes, vaine invocation des idoles, croyances des anciens, les prophètes rejetés, leurs peuples exterminés, Adam, refus d’Iblis de se prosterner devant Adam, Abraham et Ismaël, Moïse et son livre, Moïse et les mages de pharaon, Moïse et le passage de la mer, Moïse et le veau d’or, Noé et son arche, Hud et les Aad, Salih et les tamud, Lot et son peuple, naissance de Jean-Baptiste (Yahya), naissance de Marie, naissance de Jésus, Jésus et son livre, respect à Marie, les batailles de Mahomet.
   La loi : culte et vie sociale, l’héritage, les prêts, les femmes, vie morale la plus pure possible, les bonnes œuvres.
   Malédictions et châtiments pour les mécréants, les juifs, les associateurs, ceux qui raillent les versets, les hypocrites, les médisants, ingratitude des hommes.
   La résurrection et le jugement : croyance en la récompense et au châtiment dans l’autre monde, promesse du paradis aux justes, description du paradis, de l’enfer, incertitude sur le jour du jugement, regrets des mécréants devant l’enfer

[4] Mohamed est dit illettré pour bien montrer qu’il ne peut ni déformer ni interpréter. Le prophète porte le message divin, qui est fixé, définitif. De même que Marie devait être vierge pour que la parole de dieu s’incarne en elle, de même Mohammed devait être illettré pour inscrire la parole de dieu dans un livre. Et pourtant Mohamed savait lire car le coran lui demande de lire en (96 :1) et en (17 :106). Le coran n’étant encore que récité, que pouvait-il avoir à lire ? la bible des nazaréens. Voir http://www.asraralislam.com/Les%20secrets%20de%20l’islam/le_messager_des_ignorants.html

[5] Voir http://www.asraralislam.com/Les%20secrets%20de%20l’islam/flagrant_delit.html

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